Catégorie : Traditions et Fêtes

Fête Nationale de la Bulgarie

Posted By : July/ 1045 0

L’Histoire Bulgare est longue, riche et a définitivement marqué l’histoire du monde.

La Bulgarie fête chaque année le 3 Mars la libération du joug ottoman en 1878.

C’est la date la plus importante de l’Histoire Bulgare.

Le 3 mars, la Bulgarie célèbre sa libération nationale de près de 500 ans de domination ottomane.

À cette date de 1878, le traité de paix de San Stefano (une petite ville près d’Istanbul) a été signé, qui a mis fin à la guerre russo-turque de 1877-1878 et a marqué le rétablissement de la Bulgarie en tant qu’Etat souverain.

Le 3 mars fut honoré pour la première fois en 1880, à l’occasion de l’intronisation de l’empereur russe Alexandre II. Depuis 1888, elle est devenue le jour de la libération de la Bulgarie, mais elle n’a été déclarée fête nationale qu’en 1978.

Avec un décret parlementaire de 1990, le 3 mars a été inscrit sur la liste des jours fériés en Bulgarie.

Dans le cadre de la tradition, chaque année, des cérémonies solennelles ainsi que des spectacles culturels et des défilés de rue sont organisés dans tout le pays, en particulier dans les villes et villages, où des batailles clés ont eu lieu pendant la guerre russo-turque. Au cours des cérémonies, une liste de noms est lue à la mémoire de ceux qui ont donné leur vie dans la lutte pour l’indépendance, suivie de feux d’artifice.

Fête Nationale de la Bulgarie

Le gouvernement organise le hissage cérémonial du drapeau bulgare dans des monuments à travers le pays et en particulier au Monument du Soldat inconnu à Sofia. Des couronnes et des fleurs sont déposées sur les monuments qui symbolisent la libération.

Les actes de bravoure les plus héroïques de l’Histoire du pays sont commémorés au monastère de Shipka et au monument de Shipka.

Les héros de guerre qui y ont combattu sont honorés chaque année et leur sacrifice ne sera jamais oublié.

Histoire

La guerre russo-turque de 1877-1878 est un conflit qui oppose l’Empire ottoman et la Russie, alliée à la Serbie, le Monténégro et la Roumanie ainsi qu’au mouvement des volontaires bulgares.

L’attaque turque vers le Mont Shipka

C’est le premier conflit ayant comme toile de fond le panslavisme, assignant à la Russie le devoir de libérer les peuples slaves encore sous la domination turque et de constituer une confédération panslave.

La guerre fut gagnée par la Russie et s’acheva par le traité de San Stefano, abrogé et remplacé plus tard par le traité de Berlin.

Bataille de Shipka – Guerre de Libération (1877)

La guerre fut dénommée « de libération » : elle apporta l’indépendance complète à la Serbie, à la Roumanie et au Monténégro, tandis qu’une partie de la Bulgarie fut déclarée une principauté vassale.

L’autre partie resta dans les frontières de l’Empire comme la région autonome de Roumélie orientale.

A l’automne de 1885, la Roumélie orientale s’unit à la principauté de Bulgarie.

Le Monastère de Shipka

Toujours pour honorer la mémoire des soldats russes et des volontaires bulgares morts lors de la guerre de 1877-1878, une église a été construite en 1902 dans le village de Shipka près de la ville de Kazanlak situé à environ 230 km de la capitale, Sofia : l’église de la Nativité.

Église – Mémorial de la Nativité 
© Емил Маринов

Son architecture est magnifique et imposante avec ses coupoles et ses croix dorées, ses façades recouvertes de céramiques colorées, et son clocher haut de 53 mètres, qui abrite 17 cloches (dont la plus grosse pèse pas moins de 11 tonnes!).

Elle est inscrite sur la liste des monuments d’importance nationale.

Église – Mémorial de la Nativité

Les galeries extérieures abritent 34 plaques en marbre où sont inscrits des textes commémorant les noms des soldats russes et des volontaires bulgares morts dans la bataille la plus meurtrière de l’histoire de cette guerre.

Admirez dans cette vidéo la beauté architecturale de l’Église-mémorial de la Nativité

Le Monument de la Liberté de Shipka

C’est un autre symbole national important.

Il est situé sur le sommet Shipka, qui fait partie de la chaîne de montagnes Stara Planina, aussi appelée chaîne des Balkans.

Sa silhouette est visible à plus d’une centaine de kilomètres et ressemble à une forteresse médiévale bulgare.

Monument de la Liberté de Shipka

Le monument a été construit pour commémorer la colline où une bataille entre les révolutionnaires bulgares et l’armée d’Osman a eu lieu.

Il est important de noter à propos de cette bataille militaire que les Bulgares étaient environ 7500 personnes au total, alors que l’armée d’Osman comptait 27000 soldats.

Monument de la Liberté de Shipka

La tâche des Bulgares était de combattre les troupes d’Osman et de ne pas les laisser conquérir Shipka Peak. Car autrement, Osman serait ensuite reparti vers le nord, aurait surpris l’armée russe, et tout aurait été perdu.

Mais les Bulgares ont réussi et ce monument commémore leur héroïsme.  

Fête Nationale de la Bulgarie

Le monument fut inauguré le 26 août 1934.

Pour le construire, il a été financé par les dons volontaires du peuple bulgare et par des fonds provenant du peuple russe.

894 marches mènent à cet édifice qui atteint 32 mètres de hauteur.

Un grand lion en bronze, symbole de l’Etat bulgare, garde l’entrée du monument.

Monument de la Liberté de Shipka

Sur les trois autres façades du bâtiment sont inscrits les noms de Shipka, Sheynovo et Stara Zagora : les trois champs de bataille lors de la défense du col.

Dans son sous-sol, se trouvent 17 sarcophages en marbre où sont gravés les noms des soldats russes et bulgares, morts au cours de cette guerre.

Plaque commémorative Shipka

Les sept autres étages du musée exposent des objets personnels ayant appartenu aux volontaires et aux soldats : médailles, photos, armes et documents ayant rapport aux batailles de Shipka.

Exposition au Mémorial de Shipka

Le dernier étage du Monument de la Liberté offre quant à lui un magnifique panorama des paysages alentours.

Le musée possède également une boutique qui propose des brochures d’informations et des souvenirs.

Monument de la Liberté de Shipka

Des balades à pieds ou en transport jusqu’aux différents sites du parc sont organisées.

Le monastère de Shipka et son monument sont par conséquent deux endroits importants à visiter en Bulgarie pour découvrir la riche histoire du pays !

Dans cette vidéo, la Fête Nationale de la Bulgarie au Monument de Shipka

Fête de l’Ecriture Slave et de la Culture Bulgare

Posted By : July/ 987 0

Le 24 mai est la fête de l’écriture slave, de la culture et de l’éducation en Bulgarie.

C’est la fête de l’éveil spirituel, de l’aspiration au perfectionnement à travers la science et la culture.

Cette journée est l’une des fêtes bulgares les plus anciennes.

Bibliothèque nationale Saints Cyrille et Méthode à Sofia pour la Fête du 24 Mai

Elle est étroitement liée à l’œuvre des Saints frères Cyrille et Méthode, créateurs de l’alphabet slave. 

Pour l’Eglise orthodoxe bulgare qui les a canonisés, leur fête votive est le 11 mai.  

Le Pape Jean-Paul II proclame en 1980 les saints apôtres Cyrille et Méthode patrons de l’Europe.

Nous pouvons trouver de l’information sur l’activité et l’œuvre des deux saints frères dans leurs hagiographies écrites à la fin du 9ème siècle.

24 mai – Fête de l’écriture slave, de la culture et de l’éducation en Bulgarie

De nos jours le 11 mai est célébré en tant que fête religieuse des Saints frères Cyrille et Méthode et le 24 mai s’est pérennisé comme le jour de l’écriture slave, de l’éducation et de la culture bulgares.

Les lettres créées par Cyrille et Méthode, leurs traductions des livres liturgiques, la défense du droit de chaque peuple à glorifier Dieu dans sa propre langue, ont une importance historique qui dépasse la formation et la prospérité de la nation bulgare.

Leur œuvre est humanitaire et démocratique, commune à tous les slaves et au service de la grande idée humaine d’égalité de tous dans le domaine spirituel.

Monument Saints Cyrille et Méthode devant la Bibliothèque nationale à Sofia

Portraits des Saints frères

Cyrille ou Constantin le philosophe (827-869) et Méthode (815-885), originaires de Thessalonique, en Grèce, sont deux frères, inséparables depuis leur enfance.

Tellement inséparables que leur amitié fraternelle est devenue une vocation commune et qu’ensemble ils ont travaillé au Règne de Dieu, évangélisant les peuples slaves de l’Europe centrale.

Leur œuvre est reconnue si brillante qu’ils ont reçu tous deux le titre de co-patrons de l’Europe avec saint Benoit, attribué par saint Jean Paul II, plus de mille ans après leur mort (1980).

Unis, alors que tout les séparait…

Avant d’entrer en religion, Cyrille – qui s’appelait alors Constantin – et Méthode, étaient deux fonctionnaires de l’Etat, l’aîné dans l’administration provinciale et le cadet dans la diplomatie.

Puis Méthode est entré en religion vers l’âge de 40 ans et lui Cyrille, fin philosophe, a poursuivi sa carrière de diplomate.

Tout semblait dorénavant devoir séparer ces deux frères si unis.

Mais un beau jour, vers 860, l’empereur byzantin Michel III, avec l’appui du pape Hadrien II, convoque le jeune Constantin et lui demande de se rendre en mission chez les Khazars, peuple turc barbare établi au nord de la Mer Noire, pour les christianiser.

Cyrille et Méthode , peinture murale dans le monastère de Trojan en Bulgarie

Pour cela, Constantin va chercher son frère au monastère du mont Olympe de Bithynie, trop heureux de pouvoir mettre tout son art et son intelligence au service de l’Eglise et de le faire avec lui.

Il entrera d’ailleurs lui-même en religion, neuf ans plus tard, sur son lit de mort, revêtant alors l’habit monastique, comme son frère, sous le nom de Cyrille.

Le génie et l’homme de prière

Les voilà partis sur les routes de l’Europe. Cyrille, le cadet, guide Méthode, l’aîné, qui a décidé de se mettre à son service et de le suivre fidèlement tout au long de son sacerdoce.

Ils rentrent de mission deux ans plus tard après avoir accompli de nombreuses conversions au christianisme.

Renvoyés aussitôt en Moravie pour évangéliser les peuples slaves et créer une Église de rite oriental.

L’empereur a pensé : les deux frères, par leur mère, parlent le dialecte slave de Macédoine, ils auront des facilités pour leur enseigner une liturgie dans leur langue.

Mais en arrivant sur place, Cyrille se rend vite compte que les lettres grecques ou romaines sont insuffisantes pour reproduire tous les sons de cette langue si particulière.

Convaincu que que la foi s’appuie sur l’œuvre écrite, il décide alors d’inventer un alphabet qui lui permet de traduire une bonne partie de la bible et des textes liturgiques dans leur langue.

Saint Cyrille tenant l’alphabet et Saint Méthode
Icone bulgare de 1862, Musée de Plovdiv

Et petit à petit les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident.

La mission est couronnée de succès au grand dam des clercs germaniques qui régnaient en maîtres jusqu’ici et qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire.

A l’époque, seuls l’hébreu, le grec et le latin étaient les langues permises pour louer Dieu.

Mais le pape Hadrien soutient les deux frères et leur demande alors de rentrer à Rome.

Pluie de conversions

Sur le chemin du retour, Cyrille et Méthode continuent de prêcher la Bonne Nouvelle et, de Moravie en Italie, les conversions d’hommes et de femmes se multiplient, tandis que l’alphabet à peine inventé se répand en Pannonie, située à cheval sur les actuelles Autriche, Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Croatie, Serbie et Bosnie-Herzégovine.

Saints Cyrille et Méthode

Ils profitent de ce succès pour demander en retour la libération d’un millier de prisonniers étrangers aux princes de Moravie et de Pannonie.

Ils rentrent également avec les reliques de saint Clément, pape et martyr du Ier siècle, dont ils ont retrouvé les restes, comme par enchantement — en pleine Mer Noire guidés par une forte odeur d’huile et d’encens — alors que l’ile sur laquelle était censée reposer son corps était engloutie depuis longtemps.

A Rome, une église lui a immédiatement été dédiée et ses reliques y ont été déposées dans la plus grande vénération.

Après Cyrille

Et puis Cyrille est tombé malade. Il est mort en 869. Et comme de juste, son corps a été enseveli dans la basilique Saint-Clément.

Comme son frère voulait, Méthode, après l’avoir servi avec dévotion durant la maladie, a continué d’être l’apôtre des slaves, en faisant fructifier son oeuvre évangélisatrice, sans se se soucier des détracteurs qui n’admettaient toujours pas sa liturgie et l’accusait d’hérésie. Ils réussirent d’ailleurs à le faire jeter en prison.

Saint Cyrille et Saint Méthode reçus par le pape (Basilique Saint-Clément, Rome)

En 879-880, le pape Jean VIII, après avoir obtenu sa libération au bout de deux ans d’emprisonnement, le consacra évêque du royaume de Grande Moravie. Méthode est mort seize ans après son frère, en 885.

Des siècles après leur action, l’alphabet inventé par Cyrille est celui dont se servent encore aujourd’hui les Russes et d’autres peuples d’Europe de l’Est. Et ils sont vénérés comme apôtres des slaves.

Le pape Jean Paul II, en plus de les proclamer co-patrons de l’Europe,  leur a consacré, en 1985, une encyclique, Slavorum Apostoli, à l´occasion du XIe centenaire de leur œuvre d’évangélisation. Œuvre qui reste source d’inspiration et d’action pour l’Église encore aujourd’hui.

L’alphabet cyrillique

C’est le troisième alphabet officiel de l’Union européenne.

Il fut créé par les frères Cyrille et Méthode, connus comme les Apôtres des Slaves.

Les deux frères sont d’origine bulgare (ils sont de la ville de Thessalonique, leur mère est bulgare).

Ils commencent leur activité en tant que missionnaires du christianisme et de la Byzance.

Pendant leur troisième mission, en Moravie, ils comprennent qu’il serait impossible de professer la foi en latin ou en grec devant un peuple qui n’y comprend rien.

Saints Cyrille et Méthode

C’est pour cette raison que Constantin-Cyrille dit le Philosophe crée la première variante de l’alphabet, nommée alphabet glagolitique, pour la traduction en langue slave d’une partie des livres liturgiques.

Il continue sa mission, aidé par son frère, afin de faire connaitre à l’élite intellectuel des pays slaves cet alphabet, ainsi que la grande importance de celui-ci en tant que première possibilité pour les slaves d’écrire avec des lettres qui sont adaptées à leur langue, de traduire les textes religieux et donc de les rendre compréhensibles au peuple et enfin de créer leurs propres textes, leur propre littérature en leur propre langue.

Donc la mission de Moravie devient le destin de Cyrille et Méthode.

Pendant leurs missions, Cyrille et Méthode ont formé des élèves qui les suivaient et travaillaient avec eux.

Icône de mosaïque extérieure au-dessus de la porte principale de l’église
Les sept saints à Sofia

La professeure Elka Mirtchéva, de l’Institut de Langue bulgare auprès de l’Académie Bulgare des Sciences apporte les précisions suivantes (Source BNR Radio Bulgarie) :

“L’alphabet bulgare est un des fleurons de notre patrimoine dont nous sommes fiers à plus d’un titre. En tout premier lieu, il nous ramène à l’œuvre des Saints Frères Cyrille et Méthode et au fait qu’ils ont forgé un alphabet nouveau et inédit sur la base du dialecte qu’ils connaissaient le mieux. Les frères sont de Salonique, ville, qui, à l’époque comptait une nombreuse communauté slave et bulgare. Ces gens s’exprimaient dans un dialecte de cette région de l’Est, proche des parlers des Rhodopes. C’est lui qui leur sert de point de départ dans la création de ces nouveaux caractères. Leur immense mérite, à ce jour inégalé, est d’avoir réussi à rendre chaque son par une transcription graphique, traduisant l’essence, la nature spécifique de la langue bulgare.”

La Professeure Mirtchéva rappelle les propos du moine Khrabar, un écrivain bulgare de la fin du 9ème et du début du 10ème siècle, selon lequel pendant longtemps les Slaves se sont servi de traits et d’encoches pour graver leurs pensées, probablement des runes.

Par la suite ils se sont tournés vers les caractères latins et grecs.

Et le moine de s’interroger : “Comment peut-on transcrire avec les caractères grecs le mot “vie”, le mot “étendue”, ou encore “Dieu”.

Le glagolithique, le premier alphabet bulgare et slave

La liste des exemples est longue, parce que le grec ne connaît pas certaines voyelles et consonnes, typiques pour le bulgare et certaines autres langues slaves.

Les mêmes difficultés apparaissent si l’on emploie les caractères latins.

De nos jours encore, bon nombre de langues slaves et autres langues européennes, se servent de caractères latins adaptés à rendre certains phonèmes.

Certains caractères latins existent sous deux ou trois transcriptions, afin de rendre des sons différents.

L’alphabet “glagolitique” est lе premier alphabet vieux-bulgare et slave qui rendait le mieux les phonèmes slaves.

L’ancien alphabet cyrillique du Xe siècle

Notre apport bulgare dans ce sens est qu’il a été créé sur la base d’un parler bulgare – fait remarquer la Prof. Mirtchéva. 

Souvent on entend dire, que Cyrille et Méthode ne sont pas les « pères » du glagolitique, le plus ancien alphabet slave, fait pour l’usage des Bulgares, mais créé pour les Slaves de Moravie, sur la demande du prince Rostislav. On va même plus loin jusqu’à affirmer que les deux frères n’ont jamais mis le pied en Bulgarie.

“Ces affirmations sont vraies, dans une grande mesure, mais accolées ainsi les unes aux autres dénient l’apport bulgare à l’apparition de l’écriture slave. Il est vrai que Cyrille et Méthode partent en missionnaires, investis d’une mission politique – poursuit Elka Mirtchéva – Politique et esprit étaient très étroitement liés à l’époque médiévale. Ils sont hommes de religion, mais politiques également, qui se rendent en Moravie avec un objectif bien précis. A cette époque, Constantinople et Rome s’affrontent au nom de la suprématie dans une Europe qui se tourne de plus en plus vers le christianisme.”

Le Codex Assemanius, manuscrit du Xe siècle, conservé à la Bibliothèque apostolique du Vatican

Le schisme de l’Eglise n’est pas encore accompli, mais la rivalité est bien visible.

Des Slaves de Moravie suivent la messe, servie par des prêtres allemands, qui officient en latin.

Or Constantinople est en avance, car là-bas on comprend bien que la parole divine doit être à la portée de tous –  un avantage à porter sur le compte des politiques. Et Byzance consent, dans une certaine mesure, à laisser entrer les langues parlées dans l’âme et le cœur des millions des chrétiens à venir.

On peut dire que la mission de Moravie (863-885) de Cyrille et Méthode ne porte pas les fruits attendus et prend fin en 885, à la mort de Saint Méthode. (Saint Cyrille meurt en 869).

Leurs disciples sont chassés et atteignent les terres bulgares par divers chemins.

Trois d’entre eux – Clément, Naoum et Anguélariy – arrivent par voie d’eau – le Danube – et sont chaleureusement accueillis par le prince Boris, qui fait ses premiers pas dans la religion chrétienne, rappelle la Prof. Mirtchéva.

Ancien alphabet bulgare

Ils reçoivent aide et assistance, devenue politique d’Etat, qui se traduit par le mérite exceptionnel d’avoir œuvré au rayonnement de l’alphabet, la culture et la littérature slave.

Avec le concours du prince Boris et de ses successeurs les tsars Siméon et Petar, le dialecte bulgare est promu langue littéraire.

Sans cette politique d’Etat, l’œuvre des frères Cyrille et Méthode aurait été réduite à l’échec de leur mission morave et n’aurait pas laissé des traces dans l’histoire.

La Cour de l’alphabet cyrillique à Pliska

Le mérite de la Bulgarie est d’avoir créé le cyrillique – un alphabet au graphisme simple et aisé, qui traduit le mieux les phonèmes slaves.

Le glagolitique avec ces caractères spéciaux, était étrange et inhabituel aussi bien pour l’Europe centrale que pour les pays sous influence byzantine.

Voilà comment on a opté finalement pour les 24 lettres empruntées à l’alphabet grec auxquelles, pour les besoins de l’alphabet cyrillique, on a rajouté 12 caractères pour transcrire les sons propres au slave.

Monument Saints Cyrille et Méthode à Sofia

Ces derniers, rappelons-le, nous viennent de l’alphabet glagolitique – dit en conclusion la Prof. Elka Mirtchéva.

Et pour en savoir plus sur la langue bulgare et apprendre les bases du Bulgare, rendez vous sur notre article Apprendre le Bulgare en suivant le lien.

L’hymne des Saints frères Cyrille et Méthode 

En 1892 Stoyan Mihaïlovski écrivit le texte de l’hymne des écoles, bien connu de tous les Bulgares par son premier verset :

Vurvi narode vuzrodeni

En avant, peuple éveillé ! On lui a donné le titre de L’hymne aux Saints Cyrille et Méthode.

Il se compose de 14 couplets, dont les six premiers sont très souvent interprétés de nos jours. 

Il s’agit du titre de l’hymne chanté le 24 mai par les élèves de toutes les écoles bulgares en Bulgarie et dans le monde.

Voici les paroles et l’hymne chanté le 24 mai Vurvi, narode vuzrodeni

Marche, peuple revivifié,
marche vers un avenir serein,
que par sa force qui t’est donnée
l’écriture renouvelle ton destin!

Marche vers la Connaissance toute puissante!
Marche, prends part à tous les combats,
que le devoir immuable te guide
et Dieu te bénira!

En avant! La science est un soleil
qui brille dans les coeurs!
En avant! Jamais ne tombe un peuple
tant que le savoir est en vigueur!

Tu étais ignorant et sans gloire!…
Maintenant, entre dans l’histoire,
par ton esprit subjugue les pays
que ton glaive a conquis!

Ainsi les deux frères de Salonique
ont exhorté nos aïeux…
O passé inoubliable, glorieux,
o, souvenirs sacrés!

La Bulgarie n’a point trahi
un testament si digne, illustre,
dans le triomphe ou la souffrance,
que d’exploits accomplis…

Années de gloire, années de peine
notre patrie a traversées,
mais jamais, au grand jamais
à son devoir elle n’a manqué.

Jadis les lettres par nous créées
ont fait le tour du monde;
puits de science éternel
auquel tous ont puisé.

Puis vint le temps de l’esclavage…
Le vaillant fils du Balkan
courbait l’échine sous le joug
du souverain ottoman…

Mais toujours le génie du peuple
a cherché en vous le salut,
hommes sages dont la voix
durant dix siècles s’est maintenue!

Un peuple entier vous avez arraché
aux abysses de la mort,
vous avez fait renaitre son génie
des profondeurs de l’obscurité;

Défenseurs de la vraie foi,
vous qui semez la justice et la paix,
apôtres à la gloire inégalée,
étoiles de la slavité,

soyez en tous temps bénis,
o frères Méthode et Cyrille,
tous les Bulgares sont vos fils,
créateurs de notre langue chérie!

Que l’amour de tout un peuple
veille toujours sur votre nom,
que demeure dans la mémoire des Slaves
de votre verbe la puissance in saecula saeculorum!

Traduit par :

Marie Vrinat-Nikolov
Maître de conférences habilitée en langue et littérature bulgares
INALCO
Traductrice littéraire

Eglise orthodoxe Bulgare

Posted By : July/ 742 0

La majorité de la population bulgare (60%) est de religion chrétienne orthodoxe, qui est devenue la religion officielle en Bulgarie dès 865.

C’est la plus ancienne église orthodoxe slave avec quelque 6 millions de membres en République de Bulgarie et entre 1,5 et 2,0 millions de membres dans plusieurs autres pays.

Armoirie de l’Eglise orthodoxe bulgare

L’Église orthodoxe bulgare officiellement le Patriarcat de Bulgarie est une juridiction autocéphale de la communion orthodoxe en Bulgarie.

Son chef porte le titre de Métropolite de Sofia et Patriarche de toute la Bulgarie, avec résidence à Sofia (titulaire actuel : Sa Sainteté Néophyte).

Néophyte de Bulgarie – Patriarche bulgare depuis 2013

Au niveau de son organisation, l’Église orthodoxe de Bulgarie comprend treize évêchés (métropoles) en Bulgarie, auxquels s’ajoutent deux évêchés en dehors de la Bulgarie.

L’Eglise orthodoxe bulgare a également quelque 120 monastères en Bulgarie, avec environ 2.000 moines et presque autant de religieuses.

Carte des évêchés (éparchies) de l’Église orthodoxe bulgare.

Autonome et dirigée par un patriarche, l’Église orthodoxe de Bulgarie est un élément important de l’identité nationale bulgare.

Elle a joué un rôle essentiel dans la préservation de la culture bulgare tout au long de son Histoire.

Le baptême est d’autre part le rite religieux le plus important dans la construction de l’identité chez les Bulgares.

Baptême en Bulgarie

Et l’Eglise orthodoxe bulgare connaît actuellement un renouveau même si les Bulgares, notamment urbains, ne sont pas de fervents pratiquants et sont tolérants vis-à-vis des autres religions.

En effet, même si la pratique religieuse s’est affaiblie, l’orthodoxie reste ancrée dans les traditions.

Célébration de Pâques au Monastère de Rila

Le respect des célébrations religieuses, telles que Noël ou Pâques ne s’affaiblit pas et suscite même un engouement des masses.

Et des lieux incontournables tels que le Monastère de Rila ou la Cathédrale Alexander Nevsky de Sofia sont des lieux centraux de foi, des condensés de l’histoire nationale et les symboles de la richesse culturelle et religieuse orthodoxe bulgare.

Moine au Monastère de Rila

Le Monastère de Rila est en effet aujourd’hui un des sites touristiques majeurs en Bulgarie.

Pourtant, on y est frappé par l’ambiance religieuse qui y règne, la population importante qui y vient pour les fêtes religieuses malgré l’isolement du lieu, et la beauté de l’ensemble du site.

La dizaine de moines qui vit encore au monastère entretient l’ambiance de piété du lieu, et héberge les touristes ou pèlerins qui se satisfont du confort très spartiate du monastère.

Croix du Monastère de Rila

De plus, l’iconogaphie orthodoxe est un objet traditionnel de culte emblématique de la chrétienté orthodoxe en Bulgarie.

Principal intercesseur entre le fidèle et le sacré (Dieu, un saint, un événement), elle est un élément essentiel des pratiques religieuses.

Iconostase du Monastère de Rila

Plus encore, elles sont un but de pèlerinage.

Le lieu où sont conservées ces icônes (église, monastère) attire des fidèles et sont ainsi l’objet d’une vénération aussi bien collective qu’individuelle.

Elles continuent à jouer un rôle important en Bulgarie dans la vie sociale des communautés orthodoxes.

Le Carnaval des Kukeri

Posted By : July/ 3883 0

La semaine grasse, autour du Nouvel an, est célébrée par une Tradition et Fête – le carnaval des Kukeri.

Ce sont des hommes bulgares costumés marchant et dansant dans les villages ayant pour but d’effrayer les mauvais esprits à l’aide de leurs costumes et du bruit de leurs cloches.

Carnaval des Kukeri

Les costumes couvrent la plupart du corps et incluent des masques d’animaux en bois décorés et de grosses cloches attachées à la ceinture.

Ils sont censés chasser les mauvais esprits et assurer de bonnes récoltes, la santé et de la joie au village pour l’année.

L’origine de cette fête remonte à l’antiquité Thrace où il s’agissait d’une fête en l’honneur de Dionysos.

Masque Kukeri de Bulgarie – Archive

C’est une tradition qui populairement exprime l’espoir des populations paysannes dont l’avenir dépend de l’abondance de la récolte et du bonheur des enfants qui rempliront la maison.

Le carnaval des Kukeri annonce l’arrivée du printemps.

Selon la tradition en Bulgarie, les Kukeri sont des personnes masquées.

Et ils ont confectionné la décoration de leur masque à l’aide de rubans multicolores, de perles, de verroterie, de pompons, de franges… etc.

Carnaval des Kukeri

A leur ceinture, ils ont attaché des grelots qui sont destinés à écarter les esprits malfaisants.

Lors du défilé, les Kukeri se livrent à des facéties qui font rire le public.

A la fin du défilé, ils miment les labours et les semailles après quoi le meneur de jeu hoche lourdement la tête pour évoquer les épis lourds de blé.

Tous les cinq ans, cet événement est organisé en janvier dans la ville de Pernik ainsi que dans d’autres régions de Bulgarie.

Carnaval des Kukeri

🎥 Découvrez en vidéo les spectaculaires Kukeri – Carnaval traditionnel de Bulgarie

Velikden – Pâques

Posted By : July/ 1959 0

Pâques en bulgare s’appelle Velikden (le Grand jour).

Cette célébration est la plus importante parmi les événements et les Tradition et Fêtes listés dans le calendrier orthodoxe (devant Noël).

En attendant le jour des Pâques, il est d’usage de pratiquer le carême.

Oeufs de Pâques de Bulgarie

Celui-ci débute après le jour dit du pardon “sirni zagovezni” où l’on consomme des produits laitiers et où on rencontre la famille, les proches et les amis pour leur demander le pardon pour le mal qu’on aurait pu leur causer.

Le carême est une période de jeûne, de réflexion et de purification qui va durer quarante jours.

Décoration des œufs de Pâques

Les préparatifs s’organisent durant toute la semaine précédente.

Les éléments constitutifs de cette fête traditionnelle sont la coloration des œufs, la cuisson d’une brioche tressée spéciale, l’assistance à la messe de minuit et la bataille des œufs le lendemain.

Les femmes et les enfants teignent des œufs durs dans différentes couleurs.

Coloration des œufs de Pâques

Le premier œuf doit être coloré en rouge. Le rouge étant dédié à la Vierge Marie.

Avec cet œuf dur coloré en rouge, on fait le signe de croix sur le front de chaque enfant en symbole de protection contre les maladies.

Puis les enfants décorent ensemble les autres œufs selon leur créativité.

Décoration des œufs de Pâques

Festivités

Pour le jour de Pâques (Velikden), on cuisine l’agneau pascal et le kozunak – la brioche typique de Pâques.

La veille au soir, on se rend à l’église.

On achète une bougie qui doit restée allumée et on effectue trois fois le tour de l’église.

 Kozunak – Traditionnelle brioche sucrée en Europe de l’Est

Le pope annonce, par trois fois, la résurrection du Christ.

Christ est ressuscité ! Христос воскресе! (Kristos voskresse!)

On répond en chœur :
Ressuscité en vérité ! Во истина воскресе (Vo istina voskresse – Ressuscité en vérité !)

Puis on s’embrasse trois fois sur les joues…

Pendant quelques jours ces phrases remplaceront le bonjour habituel.

Oeufs de Pâques en Bulgarie

Rentrer chez soi avec la bougie allumée est signe de bonheur.

Traditionnellement, des œufs sont frottés sur les joues des enfants, symbole censé leur souhaiter une bonne santé.

Il existe également la bataille des œufs.

Oeufs de Pâques en Bulgarie

Deux personnes face à face tiennent un œuf dans une main refermée et doivent réussir à casser l’œuf de l’autre en lui donnant des petits coups.

Selon la coutume, celui dont l’œuf n’est pas cassé sera chanceux toute l’année.

Vous trouverez bien d’autres Traditions et Fêtes en Bulgarie ainsi que bon nombre d’événéments tout au long de l’année.

Oeufs de Pâques en Bulgarie

Recette de base pour colorer les œufs

  • Mettre les œufs dans l’eau froide dans une casserole. Porter à ébullition, les faire cuire 8-9 minutes.
  • Diluer les colorants (de qualité alimentaire) séparément dans un verre d’eau + 1 petite cuillère de vinaigre
  • Tremper le premier œuf dans le verre coloré en rouge et le garder à la maison jusqu’à l’année prochaine.
Oeufs de Pâques en Bulgarie

Pour colorer un œuf de plusieurs couleurs : envelopper l’œuf dans du coton et poser des gouttes de différentes couleurs par dessus (avec un compte gouttes si possible).

Les artistes sauront ajouter des décorations au pinceau.

Joyeuses Pâques à tous !

Oeufs de Pâques de Bulgarie

Et voici une vidéo tutorielle Oeufs de Pâques, comment peindre des oeufs, étape par étape

Martenitsa

Posted By : July/ 5557 0

Avant l’arrivée du Printemps, il existe une Tradition et Fête incontournable en Bulgarie – l’événement de Martenitsa ou Baba Marta.

Le 1er Mars, les Bulgares portent et offrent une Martenitsa qui porte bonheur, symbole de santé, longue vie, fertilité et abondance.

Martenitsa
© People of Sofia

C’est un petit pompon confectionné main avec des fils rouges et blanc en laine, en soie ou en coton.

Et on la porte au poignet, sur la poitrine ou dans la poche en attendant de s’en débarrasser dès l’arrivée du printemps.

Martenitsa

Plusieurs récits sont transmis sur l’origine de cette tradition.

Et ses débuts sont à chercher dans l’Histoire de Bulgarie, dans les années de la fondation de l’état bulgare en 681.

Avant une bataille entre les Bulgares et les Byzantins, le khan dit à son armée bulgare qu’il ferait signe pour signaler si la bataille était ou non gagnée en envoyant son faucon, avec un fil blanc sur la patte pour une victoire et le fil rouge si les Byzantins prenaient le dessus.

Martenitsa

La bataille fut rude mais les Bulgares arrivèrent à plier les rangs byzantins.

Mais le fil blanc du faucon, blessé en chemin par un tir de flèches byzantin, apparut dans un premier temps rouge aux yeux des Bulgares, avant qu’ils ne se rendent compte que c’est le sang qui avait teinté le fil de rouge.

Depuis, tous les mois de mars, les Bulgares s’épinglent un fil tressé blanc et rouge sur le revers de leur veste.

Et s’en séparent lorsqu’ils voient les prémisses du printemps arriver.

Martenitsa

Mais un autre récit est également resté qui raconte que Grand-mère Marta sortit avec sa petite fille Martitchka emmener les brebis au pâturage.

Elle tricotait pendant que Martitchka jouait avec les agneaux.

Martenitsa

Soudain, un vent très fort souffla et fit s’envoler le tablier de la petite fille.

La petite fille commença à pleurer.

Les buissons s’étaient alors colorés avec les filaments rouges et blancs du tablier qui s’y étaient accrochés.

Martenitsa

Pour la calmer, Baba Marta récupéra les fils blancs et rouges, les torsada et les enroula au poignet de Martitchka, ainsi qu’autour du cou des agneaux.

Les amies de Martitchka arrivèrent et Baba Marta leur offrit également des petits bracelets.

Martenitsa ou Baba Marta
© People of Sofia

Le personnage de grand-mère Marta puise ses sources du milieu des paysans agriculteurs.

On dit en Bulgarie que quand elle sourit le soleil surgit et la neige fond.

Quand elle n’est pas de bonne humeur, la terre se glace.

Martenitsa

À l’origine, c’était surtout les enfants qui portaient la martenitsa jusqu’au jour où ils voyaient un oiseau migrateur, une cigogne, un arbre fleuri ou tout autre signe annonciateur du Printemps.

Martenitsa

À ce moment on accroche traditionnellement la martenitsa sur un arbre fruitier ou on la cache sous une pierre.

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Martenitsa

Et retrouvez aussi tous les événements et les autres Traditions et Fêtes de Bulgarie en suivant les liens.

En vous souhaitant un beau Printemps en Bulgarie !

Martenitsa

Réveillon de Noël

Posted By : July/ 4400 0

L’Église orthodoxe de Bulgarie suit le calendrier grégorien et Noël (Koleda en bulgare) est célébré comme dans beaucoup de pays le 25 Décembre.

Survachka traditionnelle bulgare sur bonhomme de neige

C’est un événement très important et très attendu par les Bulgares où toute la famille se rassemble, les coutumes et les traditions anciennes entrent en jeu et l’esprit de Noël se fait sentir.

Sapin de Noël – Plovdiv Décembre 2017

Des villes comme Sofia sont habituellement décorées de lumières de Noël, d’arbres, de feux d’artifice et de couleurs pendant la saison des fêtes.

Le marché de Noël de Sofia est le point culminant de la saison festive en Bulgarie où les femmes venues des différentes régions s’y rendent souvent pour les achats de Noël.

Lors de la fête de Noël, la tradition exige un nombre impair de plats différents à servir.

Repas traditionnel de Noël en Bulgarie

Habituellement, il y a sept, neuf ou douze plats de cuisine mais pour la veillée de Noël, ils doivent être impérativement sans viande.

La veillée de Noël représente le dernier jour de jeûne de 40 jours de l’Avent commencé à partir du 15 Novembre.

La tradition sans viande est respectée même par les personnes qui n’ont pas suivi le jeûne de Noël.

C’est un repas exclusivement végétarien qui, pour ses participants, encourage l’abondance au cours de l’année à venir.

Repas traditionnel végétarien bulgare – Table de fête Noël

On cuisine des plats de légumes, comme les poivrons farcis, des légumineuses, des graines, des fruits, du miel et des noix.

Les noix se retrouvent de manière incontournable sur la table bulgare de Noël et la manière dont les noix sont fissurées prédit le succès ou l’échec pour l’année à venir.

Noix et Arachides traditionnelles de Noël

Sur la table sont servis différents plats de cuisine typiques de Bulgarie, comme les sarmis.

Et doit aussi être servi le traditionnel pain rond décoré appelé « Banitsa ».

Banitsa – Pain traditionnel bulgare fait maison pour le Réveillon

Certaines personnes mettent une pièce de monnaie à l’intérieur et la personne qui trouve la pièce est sensée avoir bonheur et bonne fortune pour le reste de l’année.

On dit que plus il y a de plats sur la table, plus l’année à venir sera riche.

Plats typiques de la Veillée de Noël

Et la tradition exige que, après le dîner, la table soit laissée intacte jusqu’au lendemain matin pour assurer la subsistance des fantômes, des ancêtres qui pourraient revenir visiter avant le matin de Noël.

Table typique du Réveillon de Noël en Bulgarie

Le jour de Noël, les Bulgares sont autorisés à manger de la viande.

Traditionnellement, les familles se rassemblent autour du feu et d’un énorme dîner.

Elles font des vœux pour l’année suivante tout en consommant des saucisses de porc ou de la dinde.

Au début de la fête, un journal de cérémonie appelé « badnik » est mis dans la cheminée et brûle jusqu’au matin. 

Table typique en Bulgarie

Pendant la soirée, un groupe de jeunes hommes (“koledari”) habillés en costumes traditionnels vont de maison en maison et chantent des chants pour la santé, la richesse et le bonheur. 

On dit que cette tradition protège les villages contre les esprits maléfiques pendant la saison festive.

Chants des Koledari – Noël traditionnel de Bulgarie

Le Père Noël s’appelle “Dyado Koleda” qui signifie littéralement Grand-père Noël.

Il est vêtu d’une tenue rouge et laissent des cadeaux pour les enfants à minuit.

Timbre de 1992 représentant le Père Noël – Bulgarie

La fête de Noël est l’une des nombreuses occasions de visiter la Bulgarie en Hiver.

Retrouvez dans notre boutique une sélection d’objets bulgares Spécial Noël.

Et découvrez aussi toutes les recettes bulgares dans notre rubrique cuisine.

Joyeux Noël à tous ! весела Коледа на всички !

Sapin de Noël – Plovdiv Décembre 2017

Le Nestinarstvo

Posted By : July/ 2206 0

Le Nestinarstvo, qui signifie “danse sur les braises” est l’une des Traditions et Fêtes et l’un des rituels les plus impressionnants de la tradition bulgare.

Le rituel est un mélange de croyances orthodoxes orientales et d’anciennes traditions païennes des montagnes de Strandja.

Nestinarstvo

Cette pratique honore le culte de Saint Constantin et de Sainte Hélène qui sont les saints bulgares célébrés par les chrétiens le 21 mai.

Il s’agit d’une danse les pieds nus sur des braises ardentes (жарава, zharava).

Culte de Saint Constantin et de Sainte Hélène

Elle est réalisée par des danseurs appellés les nestinari (нестинари) qui ont traditionnellement obtenu le droit d’exécuter le rituel de manière héréditaire, de père en fils ou fille.

Et auxquels on attribue souvent un don de voyance acquis par la pratique de cette danse sacrée.

Après une journée de rituels, au coucher du soleil, la foule prépare un grand feu qui se déroule habituellement sur la place du village.

Et on effectue un horo (une danse ronde traditionnelle) jusqu’à ce que le feu disparaisse et que seules des braises restent.

Bûcher pour Nestinarstvo

La “danse des pieds nus” des Nestinari sur les braises, qui suit le point culminant de la nuit, s’accompagne du rythme du tambour sacré spécialement utilisé pour le rituel et du bruit d’une cornemuse bulgare.

Nestinarstvo

On croit populairement que certains des danseurs atteignent un état religieux de transe en dansant, expliquant pourquoi leurs pieds ne brûlent pas et qu ‘ils ne ressentent pas de douleur.

Nestinarstvo – Danse sur les braises

Cette danse est aujourd’hui une sorte de communion pour les Bulgares – une épreuve du feu transcendante.

Nestinarstvo – Danse sur les braises

La danse sur les braises incandescentes est toujours rythmée par le son du tambour et de la cornemuse.

Les danseurs s’élancent tour à tour, une icône des Saints Constantin et Hélène entre les mains, sur les braises étalées sur la place du village.

Nestinarstvo – Danse sur les braises

Il s’agit d’une tradition transmise de génération en génération.

Et la magie du Nestinarstvo fait partie de l’héritage culturel de la Bulgarie et représente le passé des régions et des coutumes qui accompagnaient autrefois la vie des populations locales.

Nestinarstvo

Le Nestinarstvo – la traditionnelle “danse sur les braises” en Bulgarie

La Fête de l’Épiphanie

Posted By : July/ 1112 0

En Bulgarie, la fête traditionnelle de l’Épiphanie est célébrée le 6 janvier en même temps que le baptême de Jésus, sous le nom de “Yordanovden” ou le Jour de Saint Jordan.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

Selon l’Histoire du pays, ces célébrations auraient commencées à l’origine durant le Moyen-Âge où les ministres et les hauts fonctionnaires du gouvernement se réunissaient pour l’occasion.

Elles étaient sensées apporter la bonne santé et la prospérité au pays.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

Ce jour est d’abord célébré par une messe solennelle et une prière pour la prospérité du peuple dite par le chef de l’église orthodoxe en Bulgarie, le patriarche Neofit.

Après cette liturgie, les prêtres alors accompagnés par des centaines de gens commencent une procession festive dans toutes les églises.

Procession festive des prêtres orthodoxes

Les prêtres jettent ensuite une croix en bois dans la mer, une rivière ou un lac où les hommes et les jeunes gens plongent dans les eaux glacées pour la récupérer.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

La légende veut que celui qui récupère cette croix sera heureux et riche et bénéficiera aussi d’une excellente santé durant toute l’année.

La croix est alors repêchée et remise au plus jeune participant du rite.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

Pour célébrer l’Épiphanie, les hommes s’adonnent ensuite à la danse traditionnelle nommée “horo”.

Une autre coutume censée assurer une bonne santé pour l’année à venir.

Danse traditionnelle “horo”

Cette fête traditionnelle est encore très vivace en Bulgarie mais principalement dans la ville de Kalofer dans le Balkan.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

Les hommes vêtus de costumes traditionnels sautent dans les eaux glacées du fleuve Tundzha, drapeau national à la main.

Menés par le maire et encouragés par un orchestre de musique folklorique.

Fête de l’Épiphanie en Bulgarie

Voici une vidéo pour vous imprégner de l’incroyable ferveur de la fête traditionnelle de l’épiphanie à Kalofer en Bulgarie 

July Morning

Posted By : July/ 298 0

July Morning est un festival bulgare annuel, célébré la veille et le premier jour de juillet.

Le Festival “July Morning” accueille le soleil levant et il est unique à la Bulgarie.

Dans les jours précédant le premier jour de juillet, des jeunes gens de toute la Bulgarie se rendent (souvent en faisant de l’auto-stop) sur la côte de la mer Noire pour rencontrer les premiers rayons du soleil le premier jour de juillet.

Les gens se rassemblent autour de feux de camps, jouent de la musique et attendent le lever du soleil.

July Morning à Kamen Bryag

Dans de nombreux endroits, il y a souvent des concerts avec des groupes professionnels ou amateurs.

Le camping aux emplacements de choix pour la célébration du matin de juillet est également très populaire.

La veillée a lieu sur les plages.

July Morning à Kamen Bryag

Ces dernières années, cette célébration s’est propagée à Kamen Bryag, Kavarna, Shkorpilovtsi, Irakli, Bourgas, Sozopol, Varvara, Ahtopol, Chernomorets ainsi qu’à toute la côte bulgare de la mer Noire.

Mais des fêtes impromptues soient organisées dans toute la Bulgarie.

Récemment, en 2012, quelque 12 000 personnes ont rencontré le lever du soleil à Kamen Bryag où la chanson “July Morning” a été interprétée par le chanteur de l’ex-Uriah Heep, John Lawton.

Il existe de nombreuses versions sur la signification de cette tradition.

La plupart des gens considèrent July Morning comme une célébration d’un nouveau départ et de la liberté dans l’esprit du mouvement hippie des années 80.

On dit qu’elle est apparue dans les années 80 chez les jeunes comme une protestation subtile contre le régime communiste.

July Morning à Kamen Bryag

Pour d’autres, c’est une bonne raison pour une fête tard le soir / tôt le matin, car le 1er juillet est le premier jour de relâche estivale pour la plupart des lycées en Bulgarie et le début non officiel de la saison des vacances d’été, culminant traditionnellement avec un voyage sur la Côte maritime de la Mer Noire en juillet ou août.

July Morning à Kamen Bryag

Le matin de juillet peut être lié au culte du soleil et aux rites nocturnes du milieu de l’été populaires sur les terres bulgares depuis des temps immémoriaux.

A ce jour, la fête conserve son attrait authentique et n’a pas été ruinée par la commercialisation.

Alors venez en Bulgarie et rejoignez cette fête unique pour célébrer la nature et donner le coup d’envoi à l’été et échapper aux routines de la vie quotidienne.