Catégorie : Traditions et Fêtes

Cuisine Bulgare

Posted By : July/ 10129 0

La cuisine bulgare est très variée grâce notamment à sa situation géographique et à son climat.

Cette localisation privilégiée permet à la Bulgarie une abondance et une grande diversité de légumes, de céréales, de fruits, de produits laitiers, de volailles, de viandes et de poissons.

C’est une cuisine simple à préparer mais avec beaucoup de saveurs.

Elle se caractérise par des salades fraîches et colorées en entrée, des viandes grillées au barbecue (kebapcheta), des plats variés et savoureux, et des desserts gourmands.

Certains ingrédients restent récurrents dans toute la cuisine de Bulgarie tels les poivrons (tchouchka) ou les tomates (domati) farcies au siréné, ce fromage typique du pays.

Les Bulgares utilisent aussi beaucoup les épices dans leur cuisine.

Le mélange traditionnel d’Épices Bulgares s’appelle Sharena sol (sel coloré).

Il contient du sel, de la sarriette et du paprika aux couleurs du drapeau bulgare.

Et bien d’autres assaisonnements encore sont utilisés comme l’épice tchubritza (condiment bulgare à base de sarriette et de piments rouges séchés) qui relève subtilement les plats.

Vous trouverez toutes les Épices Bulgares dans le lien produits du terroir.

Pour vous mettre en appétit, voici quelques mets incontournables

Lors de votre séjour en Bulgarie, vous ne pourrez pas passer à côté de ces quelques recettes et produits typiques et incontournables de la cuisine bulgare.

Sans oublier l’accompagnement indispensable qui est le produit phare du pays – le Yaourt Bulgare.

Ainsi que la présentation d’une table traditionnelle des Fêtes de Noël.

Yaourt Bulgare

Le Yaourt Bulgare est connu mondialement pour ses qualités et son bon goût unique.

Car il est composé d’un nombre important de bactéries particulières du type Lactobacilicus bulgaricus qui après consommation se développent dans les intestins et occasionnent nombre d’effets positifs sur l’organisme.

Yaourt Bulgare

Ce yaourt est en effet reconnu pour ses propriétés essentielles et bienfaisantes pour la flore intestinale.

Beaucoup de plats bulgares intègrent le Yaourt Bulgare, c’est un ingrédient essentiel pour les soupes, salades, desserts, sauces, etc…

Et le yaourt bulgare ne peut être fait qu’en Bulgarie.

Sirene

Le fromage siréné est un des éléments de base de la cuisine bulgare.

Il est fait à partir de lait de chèvre, de brebis ou de vache ou d’une combinaison de ces laits.

Fromage siréné

Et on le retrouve dans de nombreux plats.

Les Bulgares en consomment une grande quantité.

Mais il y a une condition importante pour bien le cuire – qu’il soit cuit dans un petit plat de terre traditionnel appelé gyuvecheque vous pourrez vous procurer en visitant notre boutique.

Lutenitsa 

La Lioutenitsa est une sauce fraîche et délicieuse qui sert à accompagner de nombreux plats et elle est parfaite pour relever la viande.

Lutenitsa

C’est une sauce typique de Bulgarie composée principalement de tomates et poivrons rouges que les Bulgares fabriquent pour garder en conserve les bons légumes de l’été en vue des temps froids.

Elle agrémente les plats ou tout simplement en toast sur un morceau de pain avec du siréné.

Banitsa 

La Banitsa est un pain traditionnel bulgare préparé à base d’un mélange d’œufs battus et des morceaux de siréné entre des pâtes filo.

Et ensuite cuite au four.

Elle se déguste le plus souvent au petit-déjeuner ou en plat servi froid ou chaud accompagné de salade.

Mais aussi en plat familial ou tout simplement en snack à emporter.

A tout moment, la banitsa est un régal!

Gyuveche

En Bulgarie, les plats au four sont quant à eux préparés dans un pot de terre (le Gyuveche) que l’on rempli de différents ingrédients savoureux.

Il est généralement utilisé pour faire un repas de saucisses ou de viandes, de poivrons et de tomates ou de pommes de terre surmontés à la dernière minute d’un œuf et le tout est enfourné.

Gyuveche

Les saveurs se dégagent et se combinent délicieusement!

Vous pourrez suivre une recette facile et savoureuse de gyuveche en suivant le lien et vous offrir cet objet traditionnel en visitant notre boutique.

Vous trouverez aussi, après cette vidéo, la composition de nombreux plats typiques comme la moussaka, le tarator et la fameuse shopksa salata mais aussi de délicieux desserts.

🎥 Découvrez en vidéo 10 recettes incontournables à déguster en Bulgarie

Quelques exemples de plats typiques bulgares et leurs compositions pour vos idées recettes

Shopska salata

La salade Shopska est la salade de Bulgarie par excellence et les différents aliments qui la compose portent d’ailleurs les couleurs du drapeau bulgare – blanc, vert et rouge.

Shopska salata

Elle contient tout simplement des tomates, des concombres, des oignons, des poivrons verts, du persil, et du siréné – ce célèbre fromage bulgare qui ressemble à la fêta et que l’on retrouve de façon incontournable dans de nombreux plats traditionnels bulgares.

Cette salade fraîche et saine vous séduira à coup sûr à n’importe quel moment de l’année.

A consommer sans modération !


Tarator

Le Tarator est l’un des mets les plus traditionnels de Bulgarie et il est impensable de traverser le pays sans y goûter.

Tarator

Il s’agit d’une soupe servie froide voire avec des glaçons et composée de yaourt bulgare, de concombres, d’ail, de noix, d’aneth, d’huile (souvent de tournesol) et d’eau.

Ce plat rafraîchissant et sain vous séduira sans aucun doute et est très agréable notamment lors de l’arrivée de l’été.


Banitsa et Yaourt Bulgare

La Banitsa est un plat traditionnel bulgare préparé à base d’un mélange d’œufs battus et des morceaux de siréné entre les pâtes filo et ensuite cuite au four.

Accompagnée bien sûr du traditionnel et inimitable Yaourt Bulgare, onctueux et crémeux.

Elle se déguste le plus souvent au petit-déjeuner ou en plat servie froide ou chaude accompagnée de salade.

Banitsa et yaourt bulgare

Poivrons grillés

Les poivrons grillés accompagnés de sauce tomate faite maison sont également un plat typique en Bulgarie.

Leurs saveurs simples, relevées mais délicieuses raviront votre palais.

Les poivrons font en effet parti des aliments incontournables de la cuisine bulgare.

Poivrons grillés

Sarmi

Les sarmis bulgares sont des boulettes de feuilles de vigne ou de feuilles de choux farcies de viande hachée et de riz.

C’est l’une des recettes traditionnelles les plus répandues en Bulgarie.

On les prépare habituellement en hiver et traditionnellement pour les Traditions et Fêtes comme le réveillon de Noël.

Sarmi

Shkembe chorba

La Shkembe chorba est une soupe de tripes d’agneau.

Les tripes sont un plat populaire bon marché et nutritif surtout pendant la période hivernale.

Shkembe chorba

Sirene po shopski

Le Sirene po shopski est une recette traditionnelle bulgare faite à base de tomates, de fromage siréné, d’oeufs.

Et on l’assaisonne avec des herbes et des Épices Bulgares (origan, flocons de poivrons rouges, poivre…).

Les ingrédients sont cuit ensemble dans un “gyuveche” – petit pot en terre traditionnel de Bulgarie à se procurer dans la boutique.

Sirene po shopski

Les Desserts

Et découvrez les fabuleux desserts et pâtisseries que vous retrouverez sur les tables de Bulgarie.

Les Lunichki, les Kadayif, les Mekici accompagnés de confiture de pétales de Rose Bulgare.

Le plaisir et la gourmandise sont au rendez-vous !

Mekici

Les Mekici sont de fabuleux donuts traditionnels bulgares à partager avec ceux que vous aimez.

Le plaisir et la gourmandise sont au rendez-vous !

Pour les gourmands, vous pouvez les déguster accompagné de miel ou de confiture, notamment avec de la confiture de pétales de rose.

Mekici

Kadayif

Le Kadayif est une délicieuse pâtisserie feuilletée trempée dans un sirop, réalisée à base de cheveux d’ange et fourrée aux noix et au sirop de miel.

Elles sont réalisées en déposant une couche de pâte, une couche de noix hachées, puis une autre couche de pâte.

Kadayif

Les pâtisseries sont peintes avec du beurre fondu, cuites au four jusqu’à obtenir une coloration dorée, puis trempées dans du sucre ou du sirop de miel.

C’est sans aucun doute un gâteau idéal pour tous les gourmands.

Pour vous aider, retrouvez dans notre boutique en ligne des livres de recettes traditionnelles bulgares au rayon Epicerie Bulgare.


Réveillon de Noël

Pour finir, voici les différents plats que l’on retrouve sur une table traditionnelle en Bulgarie au moment des Traditions et Fêtes de Noël et un aperçu des mets délicieux que vous pourrez savourer et partager ensemble.

La Bulgarie vous séduira donc aussi par sa cuisine, ses produits du terroir et les fabuleux plats traditionnels à la fois simples, sains et plein de saveurs à découvrir.

A partager sans hésiter ! Alors, à vos fourchettes !

Et découvrez tous les produits du terroir bulgare – le Yaourt Bulgare, les Épices Bulgares, les Vins Bulgares, le Caviar Bulgare et le Foie gras origine Bulgarie – en vous rendant dans la Boutique.

🎥 Découvrez en vidéo la gastronomie bulgare et les quelques plats et vins délicieux que vous pourrez déguster lors de votre séjour en Bulgarie

 

Vins Bulgares

Posted By : July/ 7779 0

La Bulgarie bénéficie d’un climat méditerranéen lui permettant de produire des vins de grande qualité.

Vous pourrez trouver des Vins Bulgares provenant de différents cépages.

Raisin Bulgare – Produit du terroir

Notamment des Pamid, Merlot, Cabernet Sauvignon, Rkatsiteli, Dimiat, Melnik, Misket, Musket-Otonelle, Ugni Blanc ou bien encore du Chardonnay.

La Bulgarie se voit en effet de plus en plus plébiscitée pour ses merveilles œnologiques.

Et de nombreux circuits permettent aux amateurs de bons vins de découvrir l’excellence et la diversité des vignobles du pays en suivant la Route des Vins en Bulgarie.

La Route du Vin en Bulgarie

Ce projet touristique lancé par la Ministre du Tourisme de la République de Bulgarie Nikolina Angelkova permet de développer l’oenotourisme en Bulgarie.

En effet, la viticulture en Bulgarie est vieille d’au moins 3 000 ans.

Dans l’Iliade, Homère parlait déjà des vignes de la Thrace.

Dionysos – Dieu de la vigne et du vin

La Route des Vins nous emmène dans le passé millénaire de la Bulgarie à l’époque où sur ces terres fertiles vivaient les Thraces qui maîtrisaient à la perfection l’art du vin.

Faune foulant un fouloir

Les élixirs produit par cette ingénieuse civilisation étaient souvent utilisés dans des cérémonies religieuses et sacrées vénérant leur Dieu Dionysos.

Rython d’or utilisé lors des cérémonies et rituels religieux – Musée national d’Histoire de Sofia

Et le culte de Dionysos, dieu national des Thraces, est né ici sur les terres antiques des Thraces en Bulgarie.

Plus précisément, à Nysa la ville mystérieuse que l’on considère comme la patrie mythique du Dieu du Vin et où Dionysos aurait appris la viticulture.

Régions viticoles en Bulgarie

La Bulgarie compte 5 régions viticoles bien délimitées.

La plus grande est la Plaine de la Thrace.

Carte des régions viticoles en Bulgarie

Vous y trouverez un profond respect de l’écotourisme et du monde rural avec la visite de vignobles et de caves et une dégustation des crus de la région.

Cépages Bulgares

La seconde région est celle de la Vallée des Roses où vous pourrez enrichir votre connaissance d’un autre produit du terroir par la découverte des fameuses Roses Bulgares de Bulgarie.

Et la possibilité de visiter les roseraies de la région ainsi que les sites d’extraction et de production de la fameuse essence de rose dont le pays est très fier.

Vous pouvez retrouver tous les produits à base d’essence de rose dans notre boutique.

La troisième région est celle de la Vallée de la Strouma avec différents cépages particulièrement riches.

Vient ensuite la région viticole de la Mer Noire, qui permet d’allier œnologie et activités de mer et bien-être.

Table d’un restaurant en Bulgarie

Musée du Vin de Pleven

Pour finir, la Plaine du Danube où vous pourrez visiter le musée du Vin de Pleven dans la région viticole de la Plaine du Danube dans le centre-nord de la Bulgarie.

musée du Vin à Pleven

C’est une cave dédiée au vin et à la viticulture enfouie dans une caverne naturelle dans le parc Kaylaka de Pleven à proximité du réservoir du rempart de Totleben vers les Roches de Belogradchik.

La collection du musée du Vin comprend plus de 6 000 bouteilles de Vins Bulgares provenant de toutes les régions viticoles du pays.

Les vins de Bulgarie sont produits par de petites caves mettant à l’honneur les vins d’exception produits en petite quantité et dédiés en grande partie à l’exportation.

Une cuvée s’est d’ailleurs vue récompensée à des salons internationaux.

Les vendanges en Bulgarie

Dont le Concours Mondial de Bruxelles 2017 qui a apporté pas moins de 58 médailles aux vins bulgares, hissant la Bulgarie au 7ème rang mondial.

Le pays est également un grand producteur et un grand exportateur de raisins de table.

Vignes Bulgares

Venez découvrir le patrimoine œnologique et les régions viticoles du pays et réservez dès maintenant votre séjour et hôtel pour la Bulgarie.

Sans oublier de visiter notre boutique pour commander vos bouteilles de Vins Bulgares et autres produits du terroir bulgare.

Bonne dégustation mais toujours avec modération et bon séjour en Bulgarie!

Les différents cépages et leurs arômes dominants

  • Cépages rouges

Cépages internationaux rouges

Arômes dominants

Cabernet NoirPoivron vert, herbacé, cassis, cèdre
MerlotFramboise, pruneau, fraise
Pinot NoirCerise griotte, gibier, sous-bois

Cépages autochtones rouges

/

GamzaClou de girofle, confiture de cerise, framboise
MavrudFruits des bois, épices
Melnik rougeVanille, épices, fruits mûrs
Pélin d’OsmarMûres, cuir, réglisse
  • Cépages blancs

Cépages internationaux blancs

Arômes dominants

AligotéPomme, acacia, citron
ChardonnayAmande, tilleul, poire
Muscat OttonelMiel, pain grillé, résine
RieslingTilleul, pamplemousse, hydrocarbure
Sauvignon blancPamplemousse, buis, fruit de la passion
TraminerLitchi, fruits exotiques, pomme, noix
Ugni blancFloral très léger

Cépages autochtones blanc

/

RkatsiteliFloral, épicé
WelschrieslingFloral, amende amère
DimiatVanille, fruits mûrs, épices
Vratchanski Misket ou Musket de VratzaMuscat
Misket rougeEpice, coing, miel

Costumes traditionnels de Bulgarie

Posted By : July/ 11483 0

Histoire et Archives

Le costume national bulgare a toujours été une arme puissante dans la lutte et le maintien de l’esprit national pendant les périodes de domination.

Costumes nationaux de la région de Pazardjik

Et le port du costume a été une marque d’attachement à la nation et à la Culture et à l’Histoire bulgare notamment pendant la période de domination ottomane du XV au XXème siècle.

Le costume folklorique prend toute sa valeur au moment du Réveil National et de la Renaissance bulgare, qui ont permis au peuple bulgare de se libérer du joug ottoman.

Les Costumes nationaux

Le costume national bulgare est un ensemble complexe, formé de plusieurs pièces qui ne sauraient être dissociées, elles se complètent, s’interfèrent, chacune donnant à l’autre sa signification.

Costumes nationaux de la région de Pazardjik

Chaque pièce est interdépendante, y compris les bijoux, les parures, les coiffes et même la manière de se coiffer.

Costume traditionnel Bulgare

Toutes ont une fonction, une raison d’appartenance et une symbolique.

Par le passé, à l’époque où les Bulgares se réunissaient pour communiquer sur les marchés et les foires de villages ou à l’occasion de Traditions et Fêtes, c’était le costume des femmes et des hommes qui indiquaient la condition sociale et familiale.

Et les différents éléments de la femme ou de la jeune fille indiquaient si elle était en âge de se marier, si elle était fiancée, jeune mariée ou veuve.

Brodeuse Bulgare

La ceinture des femmes avaient des glands que la vierge portait à gauche et la femme mariée à droite.

Il existe quatre grandes variétés du costume national bulgare de femme 
– le costume à un tablier
– le costume à double tablier
– le costume saya
– le costume soukman

Costume traditionnel Bulgare

Les costumes d’homme se divisent selon les régions 
– Costumes blancs
– Costumes noirs

Costume traditionnel Bulgare

Les costumes nationaux sont d’une grande beauté et d’une grande diversité qui s’explique par la différence des régions climatiques et les influences subies.

Les Broderies traditionnelles

Ils sont porteurs de nombreuses décorations, applications de tissus ou broderies raffinées et rythmées ayant chacune une signification.

📷 Admirez dans ce diaporama les broderies traditionnelles bulgares

La coiffe quant à elle se compose d’une serviette blanche pliée en deux en diagonale, posée sur le front et généralement attachée avec des pièces de monnaie ou des fleurs.

Costume traditionnel Bulgare

Pour compléter le costume, on porte des chaussettes tricotées en laine à fond blanc avec motifs de couleur.

Chaussettes en laine traditionnelles de Bulgarie
Chaussettes tricotées de la région de Teteven, exposées au musée d’histoire de Teteven
Chaussons folkloriques traditionnels bulgares
Laine coloré bulgare traditionnel chausson et bas tricotés à la main

Festival de Jeravna

Découvrez dans la vidéo qui suit un événement qui a eu lieu tous les ans à Jeravna.

Danse en costume traditionnel Bulgare

Il s’agit du Festival of Folk Costume.

S’y déroule un grand rassemblement annuel dédié au costume national.

Jeunes danseuses Bulgares

C’est un événement où les Bulgares se retrouvent tout un week-end pour honorer les costumes traditionnels de Bulgarie lors d’une grande fête placée sous le signe du partage et des traditions.

Et célébrée par des danses traditionnelles.

© Nikolay St. Dimitrov

🎥 Festival of Folk Costume à Jeravna

Banitsa Bulgare

Posted By : July/ 5659 0

La Banitsa est une spécialité de la cuisine bulgare à base de pâte filo, d’œufs battus, de fromage siréné et de Yaourt Bulgare.

La Banitsa se prépare normalement dans un moule rond à la façon d’un mille feuilles en posant un mélange d’œufs battus et de morceaux de siréné, au centre de plusieurs couches de pâte filo, avant d’être cuite au four.

Préparation de la Banitsa Bulgare

C’est l’un des plats les plus populaires et l’un des symboles de la cuisine et de la tradition de Bulgarie.

En effet, on retrouve de manière incontournable la Banitsa servie sur une table bulgare à l’occasion des fêtes ou des célébrations, comme par exemple pour le dîner du Réveillon de Noël.

Banitsa Bulgare

Le mot bulgare banitsa (баница) provient de l’ancien bulgare (гъбнѫти) et signifie “se coucher”.

Et sa recette se transmet de génération en génération préservant ainsi la tradition bulgare.

La Banitsa se déguste traditionnellement au petit-déjeuner mais aussi en plat principal servie aussi bien froide que chaude et accompagnée de salade ou de Yaourt Bulgare.

Banitsa Bulgare accompagnée de Yaourt Bulgare

Mais elle est aussi partagée en plat familial ou tout simplement en snack à emporter à toute heure de la journée !

Elle peut être soit salée soit sucrée en fonction des ingrédients utilisés et s’adapte à toutes les garnitures.

Banitsa à emporter

La Banitsa de la Chance

Selon la tradition en Bulgarie, le soir du Nouvel An, 10 jours après la fin de la période de jeûne de 40 jours, les Bulgares préparent une Banitsa en y insérant, pendant la cuisson, des messages de bonne chance.

C’est une tradition très populaire qui promet d’atteindre tous les objectifs et rêves et d’être heureux.

Ces porte-bonheur sont appelés kusmeti, littéralement “chances”, “fortunes”, ou “chanceux”.

Ils peuvent être une pièce de monnaie ou de petits objets et surtout une petite branche de cornouiller, symbolisant la santé et la longévité.

Banitsa Bulgare

Plus récemment, les Bulgares ont commencé à écrire des vœux sur de petits morceaux de papier emballés dans du papier aluminium pour les cacher au cœur de la Banitsa avant la cuisson.

Les vœux les plus communs sont “le bonheur”, “la santé”, “l’amour”, “le mariage”, “la naissance d’un bébé”, “la richesse”.

Une fois cuite, la Banitsa est découpée en autant de morceaux que de convives et chaque morceau contient une branche de cornouiller.

Un vœu est associé à chaque branche.

Banitsa de la Chance

Deux morceaux de Banitsa supplémentaires sont coupés : un pour la maison et un autre pour la Vierge Marie, protectrice de la famille.

La Banitsa est ensuite posée à table, sur un plateau tournant, et chacun prend le morceau qui se trouve devant lui lorsque la rotation s’arrête.

Ensuite, chacun trouve le vœu qui sera exaucé à l’intérieur de son morceau.

Banitsa Bulgare pour le Réveillon de Noël

Voici une recette simple pour réaliser la Banitsa Bulgare

Ingrédients

  • Un paquet de feuilles Filo de 400g
  • 4 oeufs
  • 300 g de fromage bulgare (siréné)
  • 400g de yaourt bulgare
  • 1/2 tasse à thé d’huile ou de beurre fondu

Préparation de la Banitsa

La préparation est vraiment facile et rapide.

 1. Mélangez bien le fromage émietté et le yaourt.

 2. Ajoutez les œufs entiers et mélangez le tout.

 3. Ajoutez un peu d’huile ou de beurre fondu.

 4. Mélangez bien tous ces ingrédients dans un bol jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène puis réservez le bol.

5. Badigeonnez d’huile un grand moule à pâtisserie.

6. Prenez deux feuilles de pâte feuilletée de l’emballage. Frottez-les d’huile ou de beurre fondu.

7. Prenez une louche du mélange déjà préparé et étalez le uniformément sur les feuilles de pâte.

 8. Roulez les feuilles de pâte en rouleau puis mettez les rouleaux dans le moule rond en formant une spirale.
Répétez cette procédure jusqu’à ce que vous ayez épuisé toutes les feuilles de pâte, et le mélange. 

9. Dorez la banitsa bulgare avec un jeune d’oeuf battu puis faites cuire
 pendant environ 25 minutes dans un four préchauffé à 180-200ºC.


C’est prêt ! Ne reste plus qu’à déguster !

A tout moment de la journée, la Banitsa est un véritable régal !

Banitsa Bulgare

Et voici une vidéo tutorielle pour réaliser la délicieuse Banitsa Bulgare

Le Mystère des Voix Bulgares

Posted By : July/ 4146 0

La musique bulgare tient son origine de la culture et des traditions des Balkans où se mêlent les nombreuses influences des différentes civilisations byzantines, slaves et ottomanes qui ont traversé le pays.

Ensemble Chœur de Filip Kutev

L’instrument traditionnel gaida atteste d’une très ancienne présence et des échanges culturels des Thraces avec les autres mondes, comme le monde celtique.

Joueur Bulgare de Gaida

La musique traditionnelle de Bulgarie est très variée et diffère selon les régions et les périodes de l’année pendant les différentes Fêtes et Traditions.

Elle est aussi bien chantée par les hommes que par les femmes lors de tout événement à célébrer ensemble (mariage, réunions amicales, danses, funérailles…) et la musique a toujours tenu une place très importante dans la vie quotidienne des Bulgares.

© BTA

Cette musique a été rendue célèbre récemment grâce au succès obtenu par le Mystère des Voix Bulgares sous la direction du musicien Filip Koutev, un chœur féminin typique, excellant dans les harmonies vocales.

Ensemble Chœur de Filip Koutev

Ces chants polyphoniques (dvouglas) doivent leur spécificité à leurs rythmes syncopés et l’usage d’une intervalle musicale particulière de la seconde majeure provoquant une diaphonie et au vibrato (tresene) de la chanteuse principale.

Laissez vous charmer par le Mystère des Voix Bulgares avec notre sélection de CD

🎥 Laissez-vous envoûter par le Mystère des Voix Bulgares d’une pureté cristalline et angélique!

Gaïda : Cornemuse Bulgare

Posted By : July/ 3605 0

La gaïda est une cornemuse originaire de l’Europe de l’est et plus précisément des montagnes des Rhodopes.

Cet instrument à vent est l’un des symboles les plus distinctifs de la musique folklorique de Bulgarie.

Joueur Bulgare de Kaba Gaïda

La gaïda est composée sur la base d’un chanter, d’un bourdon et d’une poche.

Insérés dans une peau de chèvre retournée, il y a :

  • le tuyau mélodique présentant 8 trous
  • le bourdon composé de trois pièces de bois (amandier ou abricotier) insérées l’une après l’autre, long de 70 cm
  • le bouffoir, à la perce soit droite soit conique, en bois d’olivier, os ou roseau, de 15 cm de long.

Il y a souvent des anneaux d’os (ou des appliques de plomb ou d’argent) décoratifs qui enserrent le bourdon afin d’éviter les craquements.

Shema de Gaïda

Le poche est traditionnellement constituée d’une peau de chèvre.

Le nom gaïda vient d’ailleurs d’égida, la chèvre en grec antique, les bourdons et la anche étant montés à l’emplacement des pattes et du cou de l’animal.

Kaba Gaïda

Le sac étanche (poche) constitue l’une des particularités de l’instrument qui permet alors un jeu continu et puissant, permettant ainsi au musicien de s’affranchir du souffle.

Le volume d’air permet alors au sonneur de chanter tout en jouant.

Il découpe son chant en couplets, afin de pouvoir souffler dans la cornemuse et entre chaque couplet il introduit un intermède instrumental.

Joueurs de Kaba Gaïda

C’est un instrument qui joue avec une gamme limitée mais avec une sonorité rythmique et ornementale considérable.

En Bulgarie, il y a deux type de gaïda – kaba et djura.

Dans le passé il n’y avait pas de grande distinction entre les types de cornemuse.

Archive – Joueur de Kaba Gaïda

Aujourd’hui la kaba gaïda (grande gaïda) sonne plus bas, elle a un bourdonnement caractéristique.

Kaba est un mot d’origine turque qui exprime la notion de « majestueux », et par déformation désigne le son grave de cette cornemuse.

La djura gaïda (petite gaïda) sonne plus aigu et est préférée dans les orchestres.

Joueurs de Kaba Gaïda lors d’un événement folklorique

On joue de cet instrument debout, le bourdon reposant sur l’épaule ou coincé sur le bras ; très rarement on le laisse pendre.

La gaïda accompagne les danses bulgares et est jouée lors des mariages, des célébrations et des fêtes traditionnelles.

Comme le disent les habitants des Balkans : “Un mariage sans cornemuse est comme un enterrement.”

Joueuse de Kaba Gaïda
© Assen Velikov

L’intérêt pour la kaba gaïda augmente et elle est reconnue sur la scène ethno-jazz et constitue un bon instrument pour le développement de la petite enfance et la gestion du stress.

L’importance nationale de la gaïda est d’ailleurs mise en évidence par la musique bulgare Izlel ye Delyo Haydutin” choisie pour voyager dans le disque d’or Voyager qui inclut les sons et les images sélectionnés pour représenter la diversité de la vie et de la culture sur Terre.

Concert folklorique de Gaïda
© ФотоБългария – PhotoBulgaria

De plus, le Bulgare Kostandin Atanassov est le maître incontesté de la gaïda, et a obtenu de nombreux prix prestigieux en Bulgarie et à l’étranger. 

Depuis 2000, il est soliste de l’orchestre de musique de l’ensemble « Filip Kutev » avec lequel il a réalisé de nombreux enregistrements.

Pour finir, 333 participants bulgares de kaba gaïda détiennent à ce jour le record mondial Guinness du plus grand ensemble de cornemuses.

Découvrez le son envoûtant de la cornemuse bulgare avec cette sélection de CD à écouter

Voici une musique traditionnelle de Bulgarie Rodopska Prikazka – Gaydarski Sastav “Petko Voyvoda

Danse Bulgare

Posted By : July/ 5426

Les danses bulgares font parties intégrantes de la culture et des traditions en Bulgarie.

Elles sont intimement liées à la musique du pays et chaque événement est accompagné de manière incontournable par des danses traditionnelles bulgares.

Les danses folkloriques bulgares sont connues pour leurs rythmes rapides et leur gaieté mais aussi pour leur sensibilité et leur âme.

Il existe des styles très variés ce qui les rendent difficiles et met en valeur la dextérité des danseurs.

La plus courante est le “Horo” : C’est une danse en cercle ouvert ou en ligne dans laquelle les gens se tiennent par les mains ou au niveau des épaules, de la taille ou par les ceintures.

A l’origine les hommes et les femmes dansaient dans des lignes distinctes dans laquelle la dernière femme et le premier homme aux extrémités opposées tenaient un mouchoir que l’on faisait tournoyer.

Mais les hommes d’aujourd’hui et les femmes dansent souvent en traits mixtes. 

Les danses bulgares se distinguent par leurs rythmes subtils et jeux de pieds complexes.

Dans certaines danses, les danseurs répètent le même schéma d’étapes à travers la danse, tandis que d’autres sont « appelés » à une danse avec plusieurs étapes différentes dans lesquelles le chef de file appelle des changements dans les étapes. 

Dans les danses en cercle ouvert, la ligne se déplace vers la droite ou la gauche.

La danseuse à la tête de la ligne est le « leader ».

Il est de sa responsabilité de diriger la ligne de sorte qu’elle ne puisse pas entrer en collision avec d’autres lignes.

Et il est impoli de se joindre à la tête de la ligne, devant le leader.

Danse traditionnelle devant le Palais National de la Culture – NDK à Sofia

🎥 Découvrez dans cette vidéo le folklore des danses traditionnelles bulgares

“Bulgarians know how to dance!”

Découvrez à quel point les Bulgares savent danser!

Dans cette vidéo lors d’une fête de mariage, les invités se rassemblent autour des jeunes mariés pour célébrer leur union.

Vous serez épater par la rapidité et l’agilité des Bulgares lors de leurs danses traditionnelles – българската танцова!

🎥 Bon séjour en Bulgarie et amusez-vous!

Fête Nationale de la Bulgarie

Posted By : July/ 2568 0

L’Histoire Bulgare est longue, riche et a définitivement marqué l’histoire du monde.

La Bulgarie fête chaque année le 3 Mars la libération du joug ottoman en 1878.

C’est la date la plus importante de l’Histoire Bulgare.

Le 3 mars, la Bulgarie célèbre sa libération nationale de près de 500 ans de domination ottomane.

À cette date de 1878, le traité de paix de San Stefano (une petite ville près d’Istanbul) a été signé, qui a mis fin à la guerre russo-turque de 1877-1878 et a marqué le rétablissement de la Bulgarie en tant qu’Etat souverain.

Le 3 mars fut honoré pour la première fois en 1880, à l’occasion de l’intronisation de l’empereur russe Alexandre II. Depuis 1888, elle est devenue le jour de la libération de la Bulgarie, mais elle n’a été déclarée fête nationale qu’en 1978.

Avec un décret parlementaire de 1990, le 3 mars a été inscrit sur la liste des jours fériés en Bulgarie.

Dans le cadre de la tradition, chaque année, des cérémonies solennelles ainsi que des spectacles culturels et des défilés de rue sont organisés dans tout le pays, en particulier dans les villes et villages, où des batailles clés ont eu lieu pendant la guerre russo-turque. Au cours des cérémonies, une liste de noms est lue à la mémoire de ceux qui ont donné leur vie dans la lutte pour l’indépendance, suivie de feux d’artifice.

Fête Nationale de la Bulgarie

Le gouvernement organise le hissage cérémonial du drapeau bulgare dans des monuments à travers le pays et en particulier au Monument du Soldat inconnu à Sofia. Des couronnes et des fleurs sont déposées sur les monuments qui symbolisent la libération.

Les actes de bravoure les plus héroïques de l’Histoire du pays sont commémorés au monastère de Shipka et au monument de Shipka.

Les héros de guerre qui y ont combattu sont honorés chaque année et leur sacrifice ne sera jamais oublié.

Histoire

La guerre russo-turque de 1877-1878 est un conflit qui oppose l’Empire ottoman et la Russie, alliée à la Serbie, le Monténégro et la Roumanie ainsi qu’au mouvement des volontaires bulgares.

L’attaque turque vers le Mont Shipka

C’est le premier conflit ayant comme toile de fond le panslavisme, assignant à la Russie le devoir de libérer les peuples slaves encore sous la domination turque et de constituer une confédération panslave.

La guerre fut gagnée par la Russie et s’acheva par le traité de San Stefano, abrogé et remplacé plus tard par le traité de Berlin.

Bataille de Shipka – Guerre de Libération (1877)

La guerre fut dénommée « de libération » : elle apporta l’indépendance complète à la Serbie, à la Roumanie et au Monténégro, tandis qu’une partie de la Bulgarie fut déclarée une principauté vassale.

L’autre partie resta dans les frontières de l’Empire comme la région autonome de Roumélie orientale.

A l’automne de 1885, la Roumélie orientale s’unit à la principauté de Bulgarie.

Le Monastère de Shipka

Toujours pour honorer la mémoire des soldats russes et des volontaires bulgares morts lors de la guerre de 1877-1878, une église a été construite en 1902 dans le village de Shipka près de la ville de Kazanlak situé à environ 230 km de la capitale, Sofia : l’église de la Nativité.

Église – Mémorial de la Nativité 
© Емил Маринов

Son architecture est magnifique et imposante avec ses coupoles et ses croix dorées, ses façades recouvertes de céramiques colorées, et son clocher haut de 53 mètres, qui abrite 17 cloches (dont la plus grosse pèse pas moins de 11 tonnes!).

Elle est inscrite sur la liste des monuments d’importance nationale.

Église – Mémorial de la Nativité

Les galeries extérieures abritent 34 plaques en marbre où sont inscrits des textes commémorant les noms des soldats russes et des volontaires bulgares morts dans la bataille la plus meurtrière de l’histoire de cette guerre.

Admirez dans cette vidéo la beauté architecturale de l’Église-mémorial de la Nativité

Le Monument de la Liberté de Shipka

C’est un autre symbole national important.

Il est situé sur le sommet Shipka, qui fait partie de la chaîne de montagnes Stara Planina, aussi appelée chaîne des Balkans.

Sa silhouette est visible à plus d’une centaine de kilomètres et ressemble à une forteresse médiévale bulgare.

Monument de la Liberté de Shipka

Le monument a été construit pour commémorer la colline où une bataille entre les révolutionnaires bulgares et l’armée d’Osman a eu lieu.

Il est important de noter à propos de cette bataille militaire que les Bulgares étaient environ 7500 personnes au total, alors que l’armée d’Osman comptait 27000 soldats.

Monument de la Liberté de Shipka

La tâche des Bulgares était de combattre les troupes d’Osman et de ne pas les laisser conquérir Shipka Peak. Car autrement, Osman serait ensuite reparti vers le nord, aurait surpris l’armée russe, et tout aurait été perdu.

Mais les Bulgares ont réussi et ce monument commémore leur héroïsme.  

Fête Nationale de la Bulgarie

Le monument fut inauguré le 26 août 1934.

Pour le construire, il a été financé par les dons volontaires du peuple bulgare et par des fonds provenant du peuple russe.

894 marches mènent à cet édifice qui atteint 32 mètres de hauteur.

Un grand lion en bronze, symbole de l’Etat bulgare, garde l’entrée du monument.

Monument de la Liberté de Shipka

Sur les trois autres façades du bâtiment sont inscrits les noms de Shipka, Sheynovo et Stara Zagora : les trois champs de bataille lors de la défense du col.

Dans son sous-sol, se trouvent 17 sarcophages en marbre où sont gravés les noms des soldats russes et bulgares, morts au cours de cette guerre.

Plaque commémorative Shipka

Les sept autres étages du musée exposent des objets personnels ayant appartenu aux volontaires et aux soldats : médailles, photos, armes et documents ayant rapport aux batailles de Shipka.

Exposition au Mémorial de Shipka

Le dernier étage du Monument de la Liberté offre quant à lui un magnifique panorama des paysages alentours.

Le musée possède également une boutique qui propose des brochures d’informations et des souvenirs.

Monument de la Liberté de Shipka

Des balades à pieds ou en transport jusqu’aux différents sites du parc sont organisées.

Le monastère de Shipka et son monument sont par conséquent deux endroits importants à visiter en Bulgarie pour découvrir la riche histoire du pays !

Dans cette vidéo, la Fête Nationale de la Bulgarie au Monument de Shipka

Fête de l’Ecriture Slave et de la Culture Bulgare

Posted By : July/ 2148 0

Le 24 mai est la fête de l’écriture slave, de la culture et de l’éducation en Bulgarie.

C’est la fête de l’éveil spirituel, de l’aspiration au perfectionnement à travers la science et la culture.

Cette journée est l’une des fêtes bulgares les plus anciennes.

Bibliothèque nationale Saints Cyrille et Méthode à Sofia pour la Fête du 24 Mai

Elle est étroitement liée à l’œuvre des Saints frères Cyrille et Méthode, créateurs de l’alphabet slave. 

Pour l’Eglise orthodoxe bulgare qui les a canonisés, leur fête votive est le 11 mai.  

Le Pape Jean-Paul II proclame en 1980 les saints apôtres Cyrille et Méthode patrons de l’Europe.

Nous pouvons trouver de l’information sur l’activité et l’œuvre des deux saints frères dans leurs hagiographies écrites à la fin du 9ème siècle.

24 mai – Fête de l’écriture slave, de la culture et de l’éducation en Bulgarie

De nos jours le 11 mai est célébré en tant que fête religieuse des Saints frères Cyrille et Méthode et le 24 mai s’est pérennisé comme le jour de l’écriture slave, de l’éducation et de la culture bulgares.

Les lettres créées par Cyrille et Méthode, leurs traductions des livres liturgiques, la défense du droit de chaque peuple à glorifier Dieu dans sa propre langue, ont une importance historique qui dépasse la formation et la prospérité de la nation bulgare.

Leur œuvre est humanitaire et démocratique, commune à tous les slaves et au service de la grande idée humaine d’égalité de tous dans le domaine spirituel.

Monument Saints Cyrille et Méthode devant la Bibliothèque nationale à Sofia

Portraits des Saints frères

Cyrille ou Constantin le philosophe (827-869) et Méthode (815-885), originaires de Thessalonique, en Grèce, sont deux frères, inséparables depuis leur enfance.

Tellement inséparables que leur amitié fraternelle est devenue une vocation commune et qu’ensemble ils ont travaillé au Règne de Dieu, évangélisant les peuples slaves de l’Europe centrale.

Leur œuvre est reconnue si brillante qu’ils ont reçu tous deux le titre de co-patrons de l’Europe avec saint Benoit, attribué par saint Jean Paul II, plus de mille ans après leur mort (1980).

Unis, alors que tout les séparait…

Avant d’entrer en religion, Cyrille – qui s’appelait alors Constantin – et Méthode, étaient deux fonctionnaires de l’Etat, l’aîné dans l’administration provinciale et le cadet dans la diplomatie.

Puis Méthode est entré en religion vers l’âge de 40 ans et lui Cyrille, fin philosophe, a poursuivi sa carrière de diplomate.

Tout semblait dorénavant devoir séparer ces deux frères si unis.

Mais un beau jour, vers 860, l’empereur byzantin Michel III, avec l’appui du pape Hadrien II, convoque le jeune Constantin et lui demande de se rendre en mission chez les Khazars, peuple turc barbare établi au nord de la Mer Noire, pour les christianiser.

Cyrille et Méthode , peinture murale dans le monastère de Trojan en Bulgarie

Pour cela, Constantin va chercher son frère au monastère du mont Olympe de Bithynie, trop heureux de pouvoir mettre tout son art et son intelligence au service de l’Eglise et de le faire avec lui.

Il entrera d’ailleurs lui-même en religion, neuf ans plus tard, sur son lit de mort, revêtant alors l’habit monastique, comme son frère, sous le nom de Cyrille.

Le génie et l’homme de prière

Les voilà partis sur les routes de l’Europe. Cyrille, le cadet, guide Méthode, l’aîné, qui a décidé de se mettre à son service et de le suivre fidèlement tout au long de son sacerdoce.

Ils rentrent de mission deux ans plus tard après avoir accompli de nombreuses conversions au christianisme.

Renvoyés aussitôt en Moravie pour évangéliser les peuples slaves et créer une Église de rite oriental.

L’empereur a pensé : les deux frères, par leur mère, parlent le dialecte slave de Macédoine, ils auront des facilités pour leur enseigner une liturgie dans leur langue.

Mais en arrivant sur place, Cyrille se rend vite compte que les lettres grecques ou romaines sont insuffisantes pour reproduire tous les sons de cette langue si particulière.

Convaincu que que la foi s’appuie sur l’œuvre écrite, il décide alors d’inventer un alphabet qui lui permet de traduire une bonne partie de la bible et des textes liturgiques dans leur langue.

Saint Cyrille tenant l’alphabet et Saint Méthode
Icone bulgare de 1862, Musée de Plovdiv

Et petit à petit les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident.

La mission est couronnée de succès au grand dam des clercs germaniques qui régnaient en maîtres jusqu’ici et qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire.

A l’époque, seuls l’hébreu, le grec et le latin étaient les langues permises pour louer Dieu.

Mais le pape Hadrien soutient les deux frères et leur demande alors de rentrer à Rome.

Pluie de conversions

Sur le chemin du retour, Cyrille et Méthode continuent de prêcher la Bonne Nouvelle et, de Moravie en Italie, les conversions d’hommes et de femmes se multiplient, tandis que l’alphabet à peine inventé se répand en Pannonie, située à cheval sur les actuelles Autriche, Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Croatie, Serbie et Bosnie-Herzégovine.

Saints Cyrille et Méthode

Ils profitent de ce succès pour demander en retour la libération d’un millier de prisonniers étrangers aux princes de Moravie et de Pannonie.

Ils rentrent également avec les reliques de saint Clément, pape et martyr du Ier siècle, dont ils ont retrouvé les restes, comme par enchantement — en pleine Mer Noire guidés par une forte odeur d’huile et d’encens — alors que l’ile sur laquelle était censée reposer son corps était engloutie depuis longtemps.

A Rome, une église lui a immédiatement été dédiée et ses reliques y ont été déposées dans la plus grande vénération.

Après Cyrille

Et puis Cyrille est tombé malade. Il est mort en 869. Et comme de juste, son corps a été enseveli dans la basilique Saint-Clément.

Comme son frère voulait, Méthode, après l’avoir servi avec dévotion durant la maladie, a continué d’être l’apôtre des slaves, en faisant fructifier son oeuvre évangélisatrice, sans se se soucier des détracteurs qui n’admettaient toujours pas sa liturgie et l’accusait d’hérésie. Ils réussirent d’ailleurs à le faire jeter en prison.

Saint Cyrille et Saint Méthode reçus par le pape (Basilique Saint-Clément, Rome)

En 879-880, le pape Jean VIII, après avoir obtenu sa libération au bout de deux ans d’emprisonnement, le consacra évêque du royaume de Grande Moravie. Méthode est mort seize ans après son frère, en 885.

Des siècles après leur action, l’alphabet inventé par Cyrille est celui dont se servent encore aujourd’hui les Russes et d’autres peuples d’Europe de l’Est. Et ils sont vénérés comme apôtres des slaves.

Le pape Jean Paul II, en plus de les proclamer co-patrons de l’Europe,  leur a consacré, en 1985, une encyclique, Slavorum Apostoli, à l´occasion du XIe centenaire de leur œuvre d’évangélisation. Œuvre qui reste source d’inspiration et d’action pour l’Église encore aujourd’hui.

L’alphabet cyrillique

C’est le troisième alphabet officiel de l’Union européenne.

Il fut créé par les frères Cyrille et Méthode, connus comme les Apôtres des Slaves.

Les deux frères sont d’origine bulgare (ils sont de la ville de Thessalonique, leur mère est bulgare).

Ils commencent leur activité en tant que missionnaires du christianisme et de la Byzance.

Pendant leur troisième mission, en Moravie, ils comprennent qu’il serait impossible de professer la foi en latin ou en grec devant un peuple qui n’y comprend rien.

Saints Cyrille et Méthode

C’est pour cette raison que Constantin-Cyrille dit le Philosophe crée la première variante de l’alphabet, nommée alphabet glagolitique, pour la traduction en langue slave d’une partie des livres liturgiques.

Il continue sa mission, aidé par son frère, afin de faire connaitre à l’élite intellectuel des pays slaves cet alphabet, ainsi que la grande importance de celui-ci en tant que première possibilité pour les slaves d’écrire avec des lettres qui sont adaptées à leur langue, de traduire les textes religieux et donc de les rendre compréhensibles au peuple et enfin de créer leurs propres textes, leur propre littérature en leur propre langue.

Donc la mission de Moravie devient le destin de Cyrille et Méthode.

Pendant leurs missions, Cyrille et Méthode ont formé des élèves qui les suivaient et travaillaient avec eux.

Icône de mosaïque extérieure au-dessus de la porte principale de l’église
Les sept saints à Sofia

La professeure Elka Mirtchéva, de l’Institut de Langue bulgare auprès de l’Académie Bulgare des Sciences apporte les précisions suivantes (Source BNR Radio Bulgarie) :

“L’alphabet bulgare est un des fleurons de notre patrimoine dont nous sommes fiers à plus d’un titre. En tout premier lieu, il nous ramène à l’œuvre des Saints Frères Cyrille et Méthode et au fait qu’ils ont forgé un alphabet nouveau et inédit sur la base du dialecte qu’ils connaissaient le mieux. Les frères sont de Salonique, ville, qui, à l’époque comptait une nombreuse communauté slave et bulgare. Ces gens s’exprimaient dans un dialecte de cette région de l’Est, proche des parlers des Rhodopes. C’est lui qui leur sert de point de départ dans la création de ces nouveaux caractères. Leur immense mérite, à ce jour inégalé, est d’avoir réussi à rendre chaque son par une transcription graphique, traduisant l’essence, la nature spécifique de la langue bulgare.”

La Professeure Mirtchéva rappelle les propos du moine Khrabar, un écrivain bulgare de la fin du 9ème et du début du 10ème siècle, selon lequel pendant longtemps les Slaves se sont servi de traits et d’encoches pour graver leurs pensées, probablement des runes.

Par la suite ils se sont tournés vers les caractères latins et grecs.

Et le moine de s’interroger : “Comment peut-on transcrire avec les caractères grecs le mot “vie”, le mot “étendue”, ou encore “Dieu”.

Le glagolithique, le premier alphabet bulgare et slave

La liste des exemples est longue, parce que le grec ne connaît pas certaines voyelles et consonnes, typiques pour le bulgare et certaines autres langues slaves.

Les mêmes difficultés apparaissent si l’on emploie les caractères latins.

De nos jours encore, bon nombre de langues slaves et autres langues européennes, se servent de caractères latins adaptés à rendre certains phonèmes.

Certains caractères latins existent sous deux ou trois transcriptions, afin de rendre des sons différents.

L’alphabet “glagolitique” est lе premier alphabet vieux-bulgare et slave qui rendait le mieux les phonèmes slaves.

L’ancien alphabet cyrillique du Xe siècle

Notre apport bulgare dans ce sens est qu’il a été créé sur la base d’un parler bulgare – fait remarquer la Prof. Mirtchéva. 

Souvent on entend dire, que Cyrille et Méthode ne sont pas les « pères » du glagolitique, le plus ancien alphabet slave, fait pour l’usage des Bulgares, mais créé pour les Slaves de Moravie, sur la demande du prince Rostislav. On va même plus loin jusqu’à affirmer que les deux frères n’ont jamais mis le pied en Bulgarie.

“Ces affirmations sont vraies, dans une grande mesure, mais accolées ainsi les unes aux autres dénient l’apport bulgare à l’apparition de l’écriture slave. Il est vrai que Cyrille et Méthode partent en missionnaires, investis d’une mission politique – poursuit Elka Mirtchéva – Politique et esprit étaient très étroitement liés à l’époque médiévale. Ils sont hommes de religion, mais politiques également, qui se rendent en Moravie avec un objectif bien précis. A cette époque, Constantinople et Rome s’affrontent au nom de la suprématie dans une Europe qui se tourne de plus en plus vers le christianisme.”

Le Codex Assemanius, manuscrit du Xe siècle, conservé à la Bibliothèque apostolique du Vatican

Le schisme de l’Eglise n’est pas encore accompli, mais la rivalité est bien visible.

Des Slaves de Moravie suivent la messe, servie par des prêtres allemands, qui officient en latin.

Or Constantinople est en avance, car là-bas on comprend bien que la parole divine doit être à la portée de tous –  un avantage à porter sur le compte des politiques. Et Byzance consent, dans une certaine mesure, à laisser entrer les langues parlées dans l’âme et le cœur des millions des chrétiens à venir.

On peut dire que la mission de Moravie (863-885) de Cyrille et Méthode ne porte pas les fruits attendus et prend fin en 885, à la mort de Saint Méthode. (Saint Cyrille meurt en 869).

Leurs disciples sont chassés et atteignent les terres bulgares par divers chemins.

Trois d’entre eux – Clément, Naoum et Anguélariy – arrivent par voie d’eau – le Danube – et sont chaleureusement accueillis par le prince Boris, qui fait ses premiers pas dans la religion chrétienne, rappelle la Prof. Mirtchéva.

Ancien alphabet bulgare

Ils reçoivent aide et assistance, devenue politique d’Etat, qui se traduit par le mérite exceptionnel d’avoir œuvré au rayonnement de l’alphabet, la culture et la littérature slave.

Avec le concours du prince Boris et de ses successeurs les tsars Siméon et Petar, le dialecte bulgare est promu langue littéraire.

Sans cette politique d’Etat, l’œuvre des frères Cyrille et Méthode aurait été réduite à l’échec de leur mission morave et n’aurait pas laissé des traces dans l’histoire.

La Cour de l’alphabet cyrillique à Pliska

Le mérite de la Bulgarie est d’avoir créé le cyrillique – un alphabet au graphisme simple et aisé, qui traduit le mieux les phonèmes slaves.

Le glagolitique avec ces caractères spéciaux, était étrange et inhabituel aussi bien pour l’Europe centrale que pour les pays sous influence byzantine.

Voilà comment on a opté finalement pour les 24 lettres empruntées à l’alphabet grec auxquelles, pour les besoins de l’alphabet cyrillique, on a rajouté 12 caractères pour transcrire les sons propres au slave.

Monument Saints Cyrille et Méthode à Sofia

Ces derniers, rappelons-le, nous viennent de l’alphabet glagolitique – dit en conclusion la Prof. Elka Mirtchéva.

Et pour en savoir plus sur la langue bulgare et apprendre les bases du Bulgare, rendez vous sur notre article Apprendre le Bulgare en suivant le lien.

L’hymne des Saints frères Cyrille et Méthode 

En 1892 Stoyan Mihaïlovski écrivit le texte de l’hymne des écoles, bien connu de tous les Bulgares par son premier verset :

Vurvi narode vuzrodeni

En avant, peuple éveillé ! On lui a donné le titre de L’hymne aux Saints Cyrille et Méthode.

Il se compose de 14 couplets, dont les six premiers sont très souvent interprétés de nos jours. 

Il s’agit du titre de l’hymne chanté le 24 mai par les élèves de toutes les écoles bulgares en Bulgarie et dans le monde.

Voici les paroles et l’hymne chanté le 24 mai Vurvi, narode vuzrodeni

Marche, peuple revivifié,
marche vers un avenir serein,
que par sa force qui t’est donnée
l’écriture renouvelle ton destin!

Marche vers la Connaissance toute puissante!
Marche, prends part à tous les combats,
que le devoir immuable te guide
et Dieu te bénira!

En avant! La science est un soleil
qui brille dans les coeurs!
En avant! Jamais ne tombe un peuple
tant que le savoir est en vigueur!

Tu étais ignorant et sans gloire!…
Maintenant, entre dans l’histoire,
par ton esprit subjugue les pays
que ton glaive a conquis!

Ainsi les deux frères de Salonique
ont exhorté nos aïeux…
O passé inoubliable, glorieux,
o, souvenirs sacrés!

La Bulgarie n’a point trahi
un testament si digne, illustre,
dans le triomphe ou la souffrance,
que d’exploits accomplis…

Années de gloire, années de peine
notre patrie a traversées,
mais jamais, au grand jamais
à son devoir elle n’a manqué.

Jadis les lettres par nous créées
ont fait le tour du monde;
puits de science éternel
auquel tous ont puisé.

Puis vint le temps de l’esclavage…
Le vaillant fils du Balkan
courbait l’échine sous le joug
du souverain ottoman…

Mais toujours le génie du peuple
a cherché en vous le salut,
hommes sages dont la voix
durant dix siècles s’est maintenue!

Un peuple entier vous avez arraché
aux abysses de la mort,
vous avez fait renaitre son génie
des profondeurs de l’obscurité;

Défenseurs de la vraie foi,
vous qui semez la justice et la paix,
apôtres à la gloire inégalée,
étoiles de la slavité,

soyez en tous temps bénis,
o frères Méthode et Cyrille,
tous les Bulgares sont vos fils,
créateurs de notre langue chérie!

Que l’amour de tout un peuple
veille toujours sur votre nom,
que demeure dans la mémoire des Slaves
de votre verbe la puissance in saecula saeculorum!

Traduit par :

Marie Vrinat-Nikolov
Maître de conférences habilitée en langue et littérature bulgares
INALCO
Traductrice littéraire

Eglise orthodoxe Bulgare

Posted By : July/ 2239 0

La majorité de la population bulgare (60%) est de religion chrétienne orthodoxe, qui est devenue la religion officielle en Bulgarie dès 865.

C’est la plus ancienne église orthodoxe slave avec quelque 6 millions de membres en République de Bulgarie et entre 1,5 et 2,0 millions de membres dans plusieurs autres pays.

Armoirie de l’Eglise orthodoxe bulgare

L’Église orthodoxe bulgare officiellement le Patriarcat de Bulgarie est une juridiction autocéphale de la communion orthodoxe en Bulgarie.

Son chef porte le titre de Métropolite de Sofia et Patriarche de toute la Bulgarie, avec résidence à Sofia (titulaire actuel : Sa Sainteté Néophyte).

Néophyte de Bulgarie – Patriarche bulgare depuis 2013

Au niveau de son organisation, l’Église orthodoxe de Bulgarie comprend treize évêchés (métropoles) en Bulgarie, auxquels s’ajoutent deux évêchés en dehors de la Bulgarie.

L’Eglise orthodoxe bulgare a également quelque 120 monastères en Bulgarie, avec environ 2.000 moines et presque autant de religieuses.

Carte des évêchés (éparchies) de l’Église orthodoxe bulgare.

Autonome et dirigée par un patriarche, l’Église orthodoxe de Bulgarie est un élément important de l’identité nationale bulgare.

Elle a joué un rôle essentiel dans la préservation de la culture bulgare tout au long de son Histoire.

Le baptême est d’autre part le rite religieux le plus important dans la construction de l’identité chez les Bulgares.

Baptême en Bulgarie

Et l’Eglise orthodoxe bulgare connaît actuellement un renouveau même si les Bulgares, notamment urbains, ne sont pas de fervents pratiquants et sont tolérants vis-à-vis des autres religions.

En effet, même si la pratique religieuse s’est affaiblie, l’orthodoxie reste ancrée dans les traditions.

Célébration de Pâques au Monastère de Rila

Le respect des célébrations religieuses, telles que Noël ou Pâques ne s’affaiblit pas et suscite même un engouement des masses.

Et des lieux incontournables tels que le Monastère de Rila ou la Cathédrale Alexander Nevsky de Sofia sont des lieux centraux de foi, des condensés de l’histoire nationale et les symboles de la richesse culturelle et religieuse orthodoxe bulgare.

Moine au Monastère de Rila

Le Monastère de Rila est en effet aujourd’hui un des sites touristiques majeurs en Bulgarie.

Pourtant, on y est frappé par l’ambiance religieuse qui y règne, la population importante qui y vient pour les fêtes religieuses malgré l’isolement du lieu, et la beauté de l’ensemble du site.

La dizaine de moines qui vit encore au monastère entretient l’ambiance de piété du lieu, et héberge les touristes ou pèlerins qui se satisfont du confort très spartiate du monastère.

Croix du Monastère de Rila

De plus, l’iconogaphie orthodoxe est un objet traditionnel de culte emblématique de la chrétienté orthodoxe en Bulgarie.

Principal intercesseur entre le fidèle et le sacré (Dieu, un saint, un événement), elle est un élément essentiel des pratiques religieuses.

Iconostase du Monastère de Rila

Plus encore, elles sont un but de pèlerinage.

Le lieu où sont conservées ces icônes (église, monastère) attire des fidèles et sont ainsi l’objet d’une vénération aussi bien collective qu’individuelle.

Elles continuent à jouer un rôle important en Bulgarie dans la vie sociale des communautés orthodoxes.